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[Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co...
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 14/11/2011, 21:45    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Profitez du documentaire sur : Les nouveaux maîtres du monde.
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Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett


Dernière édition par Alter Egaux le 04/10/2012, 05:54; édité 3 fois
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MessagePosté le: 14/11/2011, 21:45    Sujet du message: Publicité

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Cicyle
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MessagePosté le: 15/11/2011, 22:48    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

dis moi Alter,
j'ai voulu jeter un oeil sur le documentaire mais la vidéo a été supprimée.
Alors film ancien et délai expié ou bien censure ?
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L'Avenir fait peur, construisons le !
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 15/11/2011, 23:15    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

mince, pas eu le temps de la voir...
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Angelus68
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MessagePosté le: 15/11/2011, 23:31    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Je ne l'ai pas vu, mais le documentaire parlait de Goldman Sachs et certainement de ça monter en puissance, puis de ça prise de pouvoir sur le monde politique je suppose, ça ne m'étonne pas dans ce cas que la vidéo a été supprimée vu l'état de corruption du monde politique face a cette banque et a ça prise de pouvoir sur la Grèce et l'Italie.. pour info c'est un documentaire qui est passer sur Canal + il y a quelques jours.
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<< La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers. >>

Yves Cochet

http://www.youtube.com/watch?v=Ulxe1ie-vEY
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Angelus68
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MessagePosté le: 16/11/2011, 13:54    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Un grand merci a Matthi39 qui ma envoyer le lien par MP. http://www.youtube.com/watch?v=MW9zxFXj-IE Si quelqu'un arrive a telecharger la vidéo.. parce que je suis convaincu qu'elle disparaitra aussi.
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<< La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers. >>

Yves Cochet

http://www.youtube.com/watch?v=Ulxe1ie-vEY
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 16/11/2011, 14:57    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Modification faite sur le premier message...
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Matthi39
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MessagePosté le: 17/11/2011, 13:58    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Oui, le rôle de Goldmann Sachs est bel et bien de profiter de la crise pour s'en mettre plein les fouilles sur le dos des gens.
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 19/11/2011, 18:41    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant



Goldman Sachs à la conquête de l'Europe.
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 22/11/2011, 19:25    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Cela tourne en boucle sur le net, sur de très nombreux sites.
En gros, Goldman Sachs tombe avec les CDS si la Grèce et l'Italie font défaut. D'où le putch à visage découvert. Intéressant, mais attention aux stratégies asymétriques, c'est probablement plus compliqué que cela.

Citation:
Goldman Sachs : le putsch du désespoir

Le feuilleton chaotique de la crise poursuit son cours. Chaque jour un élément nouveau, contradictoire, imprécis, alarmiste, rassurant… est offert aux pauvres peuples européens, qui n’y comprennent plus rien, dirigés qu’ils sont par des eurocrates aux pouvoirs sans limites et aux décisions qui renient même la démocratie – l’épisode le plus spectaculaire étant celui du référendum grec.

Polémia a reçu de son correspondant italien une communication intéressante par son originalité, qui montre comment est perçue en Italie l’arrivée de Mario Monti, et qui explique en quoi le triple coup d’Etat sur l’Europe (avec Mario Monti, Mario Draghi et Loukas Papademos) est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir. Cette tribune a été amputée de quelques phrases en début et en fin de texte, sans incidence sur la compréhension du contenu (voir en fin d’article).

(…) Mario Monti, oui, il a étudié à Yale. Il a été commissaire européen pendant dix ans, tout d’abord au Marché interne et aux droits de douane, c’est-à-dire à leur suppression. Il a été coopté membre du Bilderberg et de la Commission Trilatérale. En 2005, il devient superconseiller international chez Goldman Sachs. Aujourd’hui, nommé sénateur à vie par le président italien Giorgio Napolitano, le communiste préféré des Américains, il accède aux fonctions de chef du gouvernement. Même s’il n’a pas, en soutien, les votes du parlement, il restera au gouvernement pour l’année et demie à venir.

Mario Draghi est titulaire d’un doctorat d’économie du MIT, Massachusetts Institute of Technology. Comme fonctionnaire du Trésor, il a été chargé des privatisations italiennes, qu’il avait déjà organisées sur le yacht Britannia avec les banques anglaises, en secret, il y a un an. Depuis, mission accomplie, il a siégé dans nombre de conseils d’administration de diverses banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. Fort de ce conflit d’intérêts, il a été nommé gouverneur de la Banque centrale européenne, la BCE.

Loukas Papademos, nouveau premier ministre grec, est, lui aussi, diplômé du MIT. Il a enseigné à la Columbia University de New York, puis il a été conseiller de la Réserve fédérale de Boston (l’une des 13 banques qui constituent la FED). De 1994 à 2002 il a été gouverneur de la Banque centrale grecque : fauteuil qu’il occupait quand la Grèce s’est qualifiée pour entrer dans l’euro, grâce à des truquages comptables et à de faux conseils donnés par Goldman Sachs. Il a été vice-président de la BCE. Aujourd’hui il est premier ministre élu au parlement par les deux principaux partis grecs.

Au gouvernail de la crise européenne, il y a donc trois Américains, formés dans deux des plus prestigieuses universités américaines dont ils ont assimilé l’idéologie enseignée. Membres de la superclasse mondialiste, tous les trois sont fortement liés à Goldman Sachs.

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?

Parce que maintenant Goldman Sachs va gouverner, avec ses délégués largement honorés, directement à visage découvert et en s’exposant personnellement. Habituellement, ces messieurs de l’oligarchie préfèrent gouverner dans les coulisses, en mettant en avant certains de leurs hommes stipendiés et serviles, politiques rodés aux jeux de la démocratie. Ce triple coup d’Etat est probablement une manœuvre obligée, et un signe de désespoir.

Comment cela ? Parce que Goldman doit s’assurer que l’Italie et la Grèce ne feront pas banqueroute et ne répudieront pas la dette. Les banques américaines ne les laisseront pas faire faillite et utiliseront tous les moyens pour l’empêcher, pour une raison bien précise.

A peine le système bancaire américain s’était-il réjoui d’être peu exposé aux titres souverains européens (15 milliards), qu’il s’est rendu compte qu’avec les CDS (Credit Default Swaps), c’était une autre histoire. Les banques USA ont assuré des quantités importantes de la dette européenne – on dit qu’il s’agit d’au moins 250 milliards – en émettant et en vendant des quantités industrielles de CDS, produits dérivés qui prétendent fonctionner comme des assurances contre le risque de défaillance.

Naturellement, c’est de la comédie, parce que ni Goldman Sachs ni les autres banques de fortune n’ont constitué des réserves correspondant à la moindre fraction du montant nécessaire pour payer les assurés, au cas où un pays souverain ne parviendrait plus à s’acquitter de sa dette. S’il advenait vraiment une défaillance, les banques de la galaxie américaine, à commencer par Goldman Sachs, imploseraient comme des supernovae (1), en donnant comme résultat des trous noirs qui attireraient dans leurs remous chaque réalité économique existante, si elle était basée sur le crédit.

Les émetteurs de CDS américains ont réussi, d’un cheveu, à ne pas mettre à exécution les prétendues polices d’assurance souscrites par la Grèce, même si cette dernière s’est rendue coupable d’une défaillance partielle, dite restructuration. Les titulaires de BOT [Build-Operate-Transfer] grecs ont dû accepter un effacement de la dette de 50%. Mais, étant donné qu’il s’agit de banques européennes et que la perte des prêteurs a été définie comme volontaire, les émetteurs ont décidé de ne pas rembourser le sinistre. C’est ce qu’a décidé l’ISDA (l’International Swaps and Derivatives Association), qui est l’organe formé par les mêmes émetteurs de CDS, évidemment en leur faveur.

C’est cet organisme bancaire privé qui a décrété rétrospectivement – post factum, cette règle dont personne ne savait rien – que lorsque les banques créditrices acceptent volontairement une amputation de leurs crédits, les CDS qui ont été achetés ne remboursent rien. Le trucage a réussi, de telle sorte que Goldman Sachs et compagnie n’ont pas été obligés de payer.

Mais la réussite a été au-delà, dans le sens où tous les détenteurs internationaux de titres italiens, qui s’étaient couverts contre le risque avec des CDS américains, ont découvert que ces assurances – pour lesquelles ils ont payé un petit paquet de millions – n’assurent rien.

C’est là, au moins en partie, la vraie raison pour laquelle les marchés ont commencé à se séparer des titres de la dette italienne (en les bradant) ou à réclamer un intérêt dramatiquement plus élevé pour les acheter : une augmentation prévisible pour un risque de défaillance dont on sait qu’il n’est plus couvert par les CDS. Les marchés de la dette ont été tous secoués, et le spread (2) sur la dette française a également augmenté, et toujours pour la même raison : les détenteurs croyaient avoir quelque protection en ayant acheté les CDS, et ils ont découvert qu’ils ne l’avaient pas.

Certains analystes anglais et américains se sont étonnés de cette poussée imprévue de méfiance sur l’Italie, un pays – ont-ils écrit, comme par exemple Evans-Pritchard du Telegraph le 9 novembre 2011 – « qui aura une primaire active en 2013 » (éloge posthume et involontaire à Tremonti), une richesse de familles supérieure à celle de l’Allemagne et une dette privée bien moindre que la moyenne des Européens. Comment se fait-il qu’un pays qui a des fondamentaux aussi bons puisse être considéré comme insolvable ?

Le fait est que la tempête sur l’euro s’est transformée en cyclone.

Les taux d’intérêt que l’Italie doit supporter sont devenus véritablement insoutenables, proches de la banqueroute, pour le troisième débiteur mondial et la troisième économie de l’UE. Du point de vue de Goldman Sachs (et de ses affiliés américains), il faut absolument empêcher que l’Italie ne fasse faillite ; s’il en est autrement, les banksters américains devront honorer l’engagement pris, en vendant leurs CDS, c’est-à-dire, en quelque sorte, en remboursant le sinistre, avec leurs propres deniers, qui n’offrent même pas la disponibilité nécessaire, et de loin.

Combien ?

Personne ne le sait exactement, vu que 85% du marché des dérivés se fait over-the-counter (c’est-à-dire en dehors des marchés boursiers) sur accords au cas par cas entre client et assureur, par conséquent sans laisser de trace comptable à la vue des régulateurs (qui dorment). Il existe en outre une quantité non définie de CDS nus (naked), c’est-à-dire vendus à des gens qui ne possèdent pas les titres d’assureur : ces non-possesseurs, eux aussi, devront rembourser si l’Italie fait faillite.

Au jugé, on peut dire seulement ceci : que notre défaillance vaporiserait instantanément les capitaux des banques d’affaires américaines, et même plusieurs fois leurs capitaux et provoquerait l’implosion complète du système bancaire supranational – qui est le véritable insolvable dans cette affaire. Ce n’est pas par hasard si Warren Buffett a qualifié les dérivés d’ « armes de destruction massive ».

C’est la raison pour laquelle Goldman Sachs ne permettra pas à l’Italie de faire faillite ou de restructurer la dette : il en va de sa vie. C’est pourquoi il a mis directement des hommes à lui au gouvernail des points névralgiques européens qui comptent.

On en a vu la conséquence tout de suite : à peine avait-on appris le nom de Monti comme administrateur délégué d’Italie que les marchés ont fait descendre le spread sur les titres italiens. En réalité, il s’agissait d’un ami de Mario Draghi qui a fait acheter par la BCE des fournées de titres italiens pour faire voir que les marchés ont tellement confiance en Monti.

La Grèce est maintenant sous administration contrôlée de Goldman-Papademos, pour la même raison : une banqueroute involontaire contraindrait les banques américaines trafiquantes de CDS à payer.

Soyons-en certains : Monti ne se limitera pas à imposer des impôts financiers et patrimoniaux et des privatisations. La situation est tellement dangereuse pour Goldman qu’il devra aussi chercher à jouer sur la croissance du pays, parce que sans une croissance du PIB – les banquiers le savent très bien – le service de la dette ne peut pas être soutenu. Ils ont intérêt à nous étayer. Ils le feront avec toutes les thérapies qu’ils connaissent, eux… Qui sont erronées (*).

D’où la vraie grande bonne nouvelle. La plus tragique : Monti – et la douzaine d’experts européens et du Fonds monétaire qui sont venus à Rome pour contrôler, les vrais ministres de son ministère – ne réussira pas à redresser notre situation, et Draghi et Papademos ne réussiront pas non plus. La défaillance est inéluctable.

C’est une simple question de mathématique. Il existe un rapport entre la croissance du PIB et les intérêts sur la dette publique. L’Italie ne peut pas payer 7% d’intérêts sur une dette de 1.900 milliards, sans une croissance, disons, de 3% par an. Cette croissance qui tient du miracle économique, il est impossible de l’atteindre : surtout avec la récession qui menace l’Europe tout entière, qui se remarque par le ralentissement des exportations allemandes.

Mais le facteur le plus dangereux est désormais le risque systémique. Le système financier lui-même l’a cultivé et l’a fait augmenter, en se lançant dans une interconnexion si enchevêtrée, si opaque et si enchaînée que personne ne comprend plus où ni comment elle finira. Il suffit de se rappeler que les banques italiennes et grecques sont pleines de BOT nationaux : traditionnellement, c’était là un facteur de stabilité financière, et une contribution importante de l’épargne nationale au financement de la dette ; aujourd’hui, c’est devenu une menace supplémentaire, qui impose aux Etats déjà extra-endettés de soutenir leurs banques devenues insolvables par la baisse de la valeur de leurs actifs.

Et ce n’est là que la partie visible de l‘iceberg: il faut ajouter le shadow banking, le système souterrain dans lequel des entités non réglementées, situées dans des paradis fiscaux, émettent des produits dérivés dont la description nécessite des volumes entiers de formules mathématiques, et dont le but allégué est de gérer les risques des titres publics et privés sous-jacents. Le plus beau, dans ces produits, c’est que, selon leurs inventeurs, ils permettaient d’augmenter les performances en diminuant le risque. Or c’est le contraire qui s’est passé : lesdites entités augmentent le risque, parce qu’elles ont transféré les risques à un nombre limité de grands acteurs qui dominent le marché – et qui par conséquent concentrent tous les risques.

Petits exemples.

La Slovénie, sans la moindre faute, a été frappée de plein fouet par la crise de l’Italie et sa dette publique ne trouve pas d’acheteurs si ce n’est à des prix prohibitifs. La Hongrie s’attend à une aggravation du rating de sa dette, à laquelle succédera une dévaluation de la monnaie nationale, ce qui produira une augmentation du coût de son endettement, avec en plus, un autre engagement aux banques européennes qui en Hongrie ont trop prêté. Unicredit et les banques autrichiennes sont en première ligne du risque hongrois et peuvent s’effondrer d’un seul coup. Pour les banques françaises, surchargées de titres des PIIGS (3), nous savons déjà ce qu’il en est. Les banques allemandes ne se portent pas mieux, au contraire moins bien. Et toutes les banques européennes opèrent avec un levier de 26 à 1 (pour chaque euro, elles en ont 26 en prêt), bien plus élevé que les banques américaines.

Les délégués de Goldman Sachs Europe sont donc toujours en retard d’un mouvement (comme l’est aussi l’UE).

Ils se démènent autour de la Grèce et de l’Italie, mais désormais c’est l’Europe dans son ensemble qui est dans la ligne de mire des marchés.

Un jour, si nous avons un avenir, les historiens se demanderont comment on a pu en arriver à l’implosion quand le remède pour la conjurer était si évident : interdire purement et simplement les paris sur les fluctuations des prix en prohibant l’usage de produits dérivés sans couverture. Ou bien, l’autre remède : l’effacement, au moins partiel mais substantiel, de la dette désormais inestimable (qui aurait aussi l’avantage de ne pas obliger Goldman Sachs à honorer ses CDS, en ce que la remise est volontaire).

Mais non ! Nos patrons actuels ne voient pas et ne veulent pas de ces remèdes. Ils veulent prélever à jamais leur péage sur les peuples, jusqu’à les rendre exsangues. Dans la recherche du profit monétaire comme fin ultime, dans l’avidité démesurée du prendre sans jamais donner (typique des usuriers,), ils se sont mis dans la situation du risque systémique prévue par la théorie du chaos : le vol d’un papillon à Budapest qui provoque un tremblement de terre en Chine. (…)

————————–

Notes de Polémia :

(1) De tous les phénomènes célestes, c’est le plus violent. En quelques secondes, une étoile explose, projetant dans l’espace une partie de sa matière à des vitesses prodigieuses (source : Wikipédia).

(2) Le spread de crédit ou spread : vient du mot anglais qui veut dire écart ; désigne l’écart de taux actuariel entre une obligation émise par une entreprise, une collectivité territoriale ou un organisme et un emprunt d’Etat théorique qui aurait les mêmes flux financiers (source : Wikipédia).

(3) Désigne cinq pays de l’Union européenne : Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne (« Spain », en anglais). Ces pays ont eu une activité économique en dents de scie pendant quelques années au début du XXIe siècle, étaient vus comme manquant de discipline fiscale et avaient régulièrement un important déficit commercial, ce qui menait à des questionnements relatifs à la stabilité de l’euro. De plus, ils ont régulièrement un taux de chômage élevé (source : Wikipédia).

Note de l’auteur :

(*) Je cite ici le lecteur Oriundo06, qui connaît personnellement Mario Monti :« En tant que personne, il est correct : il n’a pas la mentalité de la caste, il n’est pas hautain, il est aussi sensible socialement (à moins qu’il n’ait changé de costume depuis), humainement on peut considérer qu’il est conscient de l’existence de qui n’est pas privilégié. Mais c’est tout. Il vit comme tant d’autres “techniciens” dans la tour d’ivoire de leurs compétences “scientifiques”, enveloppés d’un jargon d’une inauthenticité sociale effroyable (…). C’est un monétariste “pur”, ce qui veut dire – pour les non initiés – une personne qui pense par abstractions, à travers une doctrine économique théorique dont les paradigmes doivent “forcer” la réalité à s’intégrer. Tout le reste est négligeable : avant tout les choix stratégiques d’un petit pays comme l’Italie, dont les intérêts peuvent ne pas être “cohérents” avec nos “amis” obligés. »

En somme, Monti est incapable (comme Draghi) de l’exercice mental aujourd’hui le plus urgent : la critique du système financier qu’ils sont appelés à défendre, pour pouvoir le réformer. Penser en dehors des règles de l’orthodoxie monétariste est impossible à ce genre d’homme, il a été sélectionné précisément pour cela. Ces gens-là croient que l’économie consiste en des équations mathématiques (qui remplissent les livres de description des produits dérivés) et ils ignorent l’économie comme histoire, comme politique, comme chair du travailleur, unique et véritable producteur de richesse non volée et de dignité non conférée par les médias.

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Alter Egaux
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MessagePosté le: 23/11/2011, 21:49    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

J'ai enfin vu le documentaire, c'est du lourd. Goldman Sachs n'est pas venu sauver l'Europe, elle est venue s'assurer que la fin de l'Euro lui rapporte un max...
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porcinet
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MessagePosté le: 26/11/2011, 11:41    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Non, elle est venue empêcher les faillites involontaires qui lui couterait bonbon en CDS. Et accessoirement nous mettre au pas .
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MessagePosté le: 27/11/2011, 21:03    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

porcinet a écrit:
Non, elle est venue empêcher les faillites involontaires qui lui couterait bonbon en CDS. Et accessoirement nous mettre au pas .

C'est ce que certains médias disent. D'autres disent que c'est trop tard : comme l'excellent Telegraph qui révèle ceci :

Le Foreign Office et le Commonwealth se préparent à des émeutes lors de l'effondrement de l'Euro, les ambassadeurs sont ammenés à préparer des plans d'urgence au cas où.
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 14/03/2012, 19:28    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Citation:
Greg Smith, cadre haut placé de la banque reproche à l'institution de renier sa culture d'entreprise.

Greg Smith a claqué la porte de Goldman Sachs et il le fait savoir dans une lettre. Le cadre de la banque a de nombreux griefs vis-à-vis de son ex-employeur. Il estime en particulier que la culture d'entreprise bâtie autour de l'esprit d'équipe, de l'intégrité et de l'humilité n'est plus respectée. Pire, il souligne que Goldman Sachs ne travaille pas pour ses clients mais pour doper ses propres profits. Il souligne avoir entendu des cadres de la société appeler leurs clients des «marionettes». Il invite les dirigeants à se remettre en cause et à remettre les clients au coeur de leurs préoccupations. Aux dernières nouvelles, Greg Smith s'occupait de produits dérivés pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique.

De son côté, la banque a réagi. «Nous sommes en désaccord avec le point de vue exprimé, cela ne reflète pas la manière dont nous gérons nos affaires» a expliqué un porte-parole au Wall Street Journal.

Autant le dire, cette lettre fait le tour des grands médias américains et des réseaux sociaux. SurTwitter, les réactions sont nombreuses. Voici une sélection des plus croustillantes venant d'internautes . Tout d'abord, celle de l'humoriste Seth Meyers qui estime que lire la lettre de démission est drôle. Ensuite, celle de Heather K Mak qui estime que cet écrit constitue un rayon de soleil. Enfin, ironie du sort, un citoyen grec souligne que quelqu'un se sent coupable, en visant Greg Smith.
http://www.lefigaro.fr/societes/2012/03/14/20005-20120314ARTFIG00634-une-de…

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Jon
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MessagePosté le: 01/05/2012, 14:39    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Vous aviez vu ce témoignage ? ... Rapide, concis.
La franchise de ce trader de La City fait froid dans le dos.

http://www.youtube.com/watch?v=HNe5txTA-UA
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Jon, anciennement Eldherin ...
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 01/10/2012, 17:49    Sujet du message: [Doc] Les banques d'affaire : Goldman Sachs and Co... Répondre en citant

Dossier à charge :
Citation:
Plus qu'une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d'euros d'actifs, soit deux fois le budget de la France. On l'appelle "la Firme", comme dans les romans d'espionnage des années 1980. Après s'être
enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l'un des instigateurs de la crise de l'euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique.


Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde 1/2
Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde 2/2
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