Index du Forum


Résilience : Capacité d'une famille, d'un groupe ou d'une structure à s'adapter et rebondir suite à un choc violent.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

L'enjeu des salaires
Aller à la page: 1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> La revue de presse -> Sciences et économie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Ramite
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2010
Messages: 1 054
Localisation: Gers

MessagePosté le: 04/04/2012, 07:23    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

J'ouvre un débat sur la question de l'augmentation ou pas des salaires, qui est un débat qui revient souvent sur le forum.
Si vous ne l'avez déjà fait, je vous invite à réécouter l'émission de là-bas si j'y suis d'avant-hier, où Daniel Mermet recevait Bernard Friot, car cela me permet une mise en introduction du débat :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2420
Qu'on soit d'accord ou pas, ce type est très déconcertant.

En gros il y a deux points de vue qui s'opposent :
- augmenter le smic et les minimas sociaux
- ne pas les augmenter et augmenter plutôt la redistribution du capital.
Autant le dire tout de suite, je penche plutôt par le deuxième point de vue.


Je commence par critiquer le premier point de vue :

Une augmentation du smic, et à plus forte raison une augmentation des cotisations sociales comme le propose Bernard Friot, défavorisera les petites entreprises au profit des grandes, et participera ainsi à la concentration du capital.
Augmenter les minimas sociaux, c'est pousser les gens au farniente, et certains bosseront pour d'autres. J'ai vécu suffisamment de temps avec le RMI, puis avec le RSA, pour savoir que cela ne pousse pas à travailler, à produire, à créer. D'ailleurs j'en bénéficie encore aujourd'hui, car il est plus intéressant pour moi de travailler à mi-temps avec un complément RSA, que de travailler à temps plein.
Je suis par contre d'accord avec Friot lorsqu'il parle de mutualisation de certaines dépenses, mais je crois qu'il se trompe en basant cette mutualisation sur les salaires, et donc sur les revenus du travail, au lieu de le baser sur les revenus du capital.
Et je ne crois pas à l'idée Mélenchonienne que l'augmentation du smic profitera à toutes les entreprises par l'augmentation de la consommation. Les gens ne mangeront pas plus de pain s'ils ont un plus haut salaire, ils ne mangeront pas plus de légumes ou de fromage. Par contre, ils s'achèteront plus de gadgets électroniques produits par des multinationales, ils feront des crédits plus importants, ils prendront un loyer plus élevé, ils prendront l'avion plus souvent.


Voici quelle serait plutôt ma vision des choses :

Je pense que non seulement il ne faut pas augmenter les cotisations sociales, mais qu'en plus il faut les diminuer, pour que les entreprises, et surtout les petites, puissent embaucher plus facilement. Je pense qu'il faut supprimer les allocations et les cotisations chômages, la CSG et CRDS bien sûr, supprimer les cotisations retraites, et la sécu. En fait, il faudrait supprimer l'ensemble des cotisations sur les salaires. Cela permettrait même de pouvoir augmenter le taux horaire des salariés, tout en conservant un coût du travail bien plus bas.
En contrepartie, il faut imposer une réduction du temps de travail avec réduction de salaire, de manière à partager la somme totale de travail par l'ensemble des actifs. Mettons 24 heures par semaine. Ou plutôt, 24 heures x 54 semaines = 1296 heures par an, que vous pouvez organiser comme vous le souhaitez selon le métier que vous faites. Aucune heure supplémentaire, quand vous avez fini votre année, vous êtes en vacances.
Du coup tout le monde travaille, y compris les vieux (24 heures par semaines, c pas beaucoup, je connais beaucoup de paysans ou d'artisans qui, à 75 ou 80 ans passé, travaillent bien plus que ça. Et quand vous avez travaillé doucement toute votre vie, vous n'êtes pas usé, donc vous pouvez continuer. Et puis on peut leur laisser les travaux les moins pénibles.
Et du coup, il n'y a pas de chômage, et pas de retraites, puisque le travail étant suffisamment divisé, il est réparti entre tous. Tout le monde travaille, mais tout le monde a du temps libre.
Les seuls qui peuvent travailler d'avantage, du coup, ce sont les patrons et les indépendants. Ceux-là ne payent pas non plus de cotisations, mais ils payent, par contre, un impôt sur le revenu progressif, et dont la progressivité débute dès qu'ils franchissent l'équivalent d'un salaire moyen à 24 heures par semaine.
Enfin, ce sont tous les revenus du capital qui doivent être taxés, avec une progressivité également, tous les revenus perçus sur des loyers, sur des plus-values, ou sur des dividendes. Et ce sont ces revenus qui servent à payer ce qui reste à payer, càd la sécu. Quand aux frais de fonctionnement de l'état, si les impôts sur le capital ne suffisent pas, ils sont payés par une TVA adaptée à cela.
On peut même imaginer que la cagnote destinée à la sécu soit redistribuée sous forme de "tickets médecine", plutôt qu'investie par l'état dans l'hopital public ou dans les salaires des chirurgiens, de manière à ce que les malades choisissent eux-même leurs médecins, leur hôpitaux, leurs médicaments, etc, qu'ils en négocient les prix et services.
On peut justifier cette taxe sur les revenus du capital par la privation de capital pour autrui que peut représenter la détention de capital (et donc, la privation de ressources). Et c'est pour cela qu'elle doit être progressive. Néanmoins elle ne doit s'appliquer qu'aux revenus du capital, et pas à sa simple détention, afin de ne pas imposer aux détenteurs de capital de faire fructifier leur capital (et de permettre ainsi la pérennité des réserves naturelles, des communautés indigènes, etc, ou tout simplement que celui qui possède un terrain pour en faire un potager ou bien une forêt pour son bois de chauffe n'ait pas à payer d'impôts là-dessus, tant qu'il n'en commercialise pas les produits).
_________________
Décroitre et s'affranchir, maintenant !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 04/04/2012, 07:23    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Alter Egaux
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 4 120
Localisation: Ile de France et Auvergne

MessagePosté le: 04/04/2012, 18:00    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Effectivement, nous avons déjà ouvert ce type de débat.
Je vais cependant écouter D. Mermet, mais quelques pistes quand même :
- il y a des lieux qui ne permettent pas de baisser les minimas sociaux : par exemple, des villes où l'immobilier demande une grande part de salaire, même en location. De même, certains métiers demandent de faire le plein hebdomadaire de 2 voitures.
- je pense donc qu'il faut plusieurs axes, et ne pas tomber dans des dogmes idéologiques forcément simplificateurs : capé les salaires max, c'est je pense aller dans le sens de la meilleure distribution de richesse. On accepte bien des salaires min, il n'y a donc aucun raison de ne pas fixer un max. De plus, l'impôt différentiel permet de stopper immédiatement les effets de bord (fuite des élites intellectuelles).
- l'augmentation de minima sociaux doit être orienté vers la transition énergétique, et donc le changement de paradigme de la société : il n'est pas question de réitérer les effets de bord des augmentations passées, à consommer du taiwanais jetable pour être plus précis.

En fait, 2 logiques s'affrontent :
- FdG, qui veut orienter l'économie vers sa transition écologique et démocratique (y compris dans la production), tout en mettant des amortisseurs de type salaire pour donner des degrés de liberté aux familles très justes,
- EELV, qui veut rien augmenter, et tenter de grappiller quelques dizaines d'€, tout en forçant une transition énergétique d'une probable envergure jamais atteinte.

Franchement, si la transition doit être une stratégie à moyen et long terme, je pense qu'il est contreproductif de laminer une classe pauvre et moyenne, qui, rétrospectivement, donnerait un caractère malthusien au tableau noir et blanc.

Personnellement, j'ai de la marge. Je peux donc en parler de façon décomplexée. 1/4 des enfants français ne partent plus en vacances, même pour faire un tour dans leur famille.
Personnellement, j'ai enfant travaillé à la ferme, tous les étés, hors primaire (encore que !). J'ai donc une vision biaisé de l'oisiveté.

Le FdG m'a convaincu de son caractère antiproductiviste de l'ensemble de ses mesures, avec, à chaque mesure entrainant des effets de bord, des contremesures les inhibant.

Mais autant je trouve anormal de d'appeler à produire des OGM, bien entendu pour nourrir les pauvres mais surtout pas les bourgeois (qui mangent bio, eux), autant je ne suis pas convaincu que punir en dégradant les salaires des smicards (il y a inflation, notamment du baril de pétrole) soit aussi une "solution" pérenne.

Je suis donc pour tendre un filet de sécurité dès maintenant.
_________________
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
Revenir en haut
Crevette
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 29 Oct 2010
Messages: 609
Localisation: Finistère Phare-Ouest

MessagePosté le: 04/04/2012, 22:30    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Ben, je suis aussi de ceux qui pensent qu'il faudrait plafonner les salaires en trouvant un moyen de récupérer la différence.

Sur la taxation du capital, je m'aligne sur Ramite, parce que là, j'ai la flemme de réfléchir... Arrow
_________________
La nature, c'est ce que nous sommes, et tout ce que nous avons.
Revenir en haut
postdave
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 851
Localisation: Sud Ouest

MessagePosté le: 05/04/2012, 20:01    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Ramite, je pense que c'est une débat qui gagnerais a être positionné dans une logique transitionniste ou une logique de l'après.

Car c'est très différent. Ce sont des questions d'actualité, pragmatique, qui nous poussent à la schizophrénie transitioniste.

1- D'un côté, si les ressources étaient infinies, j'aurais un avis. J'étais libéral pur jus (libérer la création de richesse pour pouvoir la partager, bobolibéral de gauche tendance canal+) avant de comprendre que la croissance pour des raisons anthropiques ne pouvaient pas être infinie, ce qui m'a transformé en décroissant "canal historique" Wink .
2- Dans le contexte politique actuel, qui nie quand même plus ou moins l'urgence de s'adapter, c'est difficile de débattre, regarde comment on avance pas dans la partie "politique moderne" du forum. Il y a là aussi 2 positionnements bien distinct qui vont gêner le débat : Les adeptes de la transition en douceur (comme si on avait le temps, comme si les gens en avaient envie, comme Alter qui croit sincèrement en la politique et qui pense que solutions pragmatiques peuvent permettre une transition en douceur), ou les adeptes du virage brutal (qui sera toujours moins brutal que se prendre le mur) dont je fait partie (sortie de l'euro, semaine de 20 heures, rationnement equitable des énergies) qui par leur côté extrême n'ont aucune ombre de possibilité d'existence politique réelle.
3- Dans un contexte purement dans l'après, le travail du futur. Là il y a beaucoup à imaginer. Ta vision propre, est différente de la mienne, mais l'une et l'autre ne représenterais pas 0,5% des voix si mises dans un programme électoral.

Donc pour continuer : ?

Choix 1/ on fait comme si tout n'allait pas si mal
Choix 2/ on discuter de choses non utopique
Choix 3/ Utopie pure, on s'éclate mais dans le vent
Revenir en haut
Ramite
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2010
Messages: 1 054
Localisation: Gers

MessagePosté le: 16/04/2012, 18:48    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Alter Egaux a écrit:
- il y a des lieux qui ne permettent pas de baisser les minimas sociaux : par exemple, des villes où l'immobilier demande une grande part de salaire, même en location. De même, certains métiers demandent de faire le plein hebdomadaire de 2 voitures.

C'est le cas parce que les salaires sont élevés, et donc les propriétaires recherchent LE client avec un gros salaire. Mais si tout le monde est à mi-temps, on assistera à une baisse du prix des loyers, ainsi qu'à une augmentation et à une facilitation des colocations, des sous-locations, etc, qui aujourd'hui sont un parcours du combattant ; puisque de ttes façons ce sera la seule demande. Et c'est toujours la demande qui fait l'offre, et non l'inverse.

Alter Egaux a écrit:
Franchement, si la transition doit être une stratégie à moyen et long terme, je pense qu'il est contreproductif de laminer une classe pauvre et moyenne, qui, rétrospectivement, donnerait un caractère malthusien au tableau noir et blanc.

Où vois-tu un malthusianisme quelconque dans ce que j'ai dit, puisque tout le monde ou presque sera à un revenu équivalent, du fait du partage du temps de travail ?

Alter Egaux a écrit:
1/4 des enfants français ne partent plus en vacances, même pour faire un tour dans leur famille.

Ils ne partent pas en vacances parce que leurs parents bossent à plein temps, et que partir en vacances signifie les envoyer en colonie de vacances pdt que les parents sont obligés de bosser. Mais avec du temps libre, on peut partir en vacances même avec très peu de ronds, en camping ou autre, et en famille, avec ses enfants. J'en suis un très bon exemple.

Alter Egaux a écrit:
Le FdG m'a convaincu de son caractère antiproductiviste de l'ensemble de ses mesures, avec, à chaque mesure entrainant des effets de bord, des contremesures les inhibant.

Je suis impatient d'entendre parler de ces contre-mesures. Smile

Alter Egaux a écrit:
Mais autant je trouve anormal d'appeler à produire des OGM, bien entendu pour nourrir les pauvres mais surtout pas les bourgeois (qui mangent bio, eux), autant je ne suis pas convaincu que punir en dégradant les salaires des smicards (il y a inflation, notamment du baril de pétrole) soit aussi une "solution" pérenne.

Peut-être est-ce parceque tu n'as jamais vécu en travaillant à mi-temps, pour finalement te rendre compte que ton temps-libre te permet d'économiser beaucoup d'argent. C'est mon cas en ce moment, parce que je ne passe pas l'intégralité de mon temps-libre à me plaindre de ne pas avoir un temps plein, et que je passe ce temps libre à faire du pain, des yaourts, un potager, de la mécanique, etc, bref, je dépense que dalle, j'ai le temps de chercher des bons plans quand il me faut acheter qqch plutôt que d'acheter le premier article disponible au double du prix par manque de temps, de faire de la récup', de bricoler plutôt que d'acheter, etc..
Tu devrais regarder (ou bien regarder à nouveau) les films de Pierre Carles : "attention danger travail", puis la suite : "volem rien fotre al pais".

Alter Egaux a écrit:
Je suis donc pour tendre un filet de sécurité dès maintenant.

Moi aussi, mais il me semble que c'est ce que j'ai proposé en parlant d'augmenter le salaire horaire en compensant cela par la suppression des cotisations sociales. Travailler moins, mais pour d'avantage de pognon par heure travaillée.
_________________
Décroitre et s'affranchir, maintenant !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ramite
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2010
Messages: 1 054
Localisation: Gers

MessagePosté le: 16/04/2012, 19:14    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

postdave a écrit:
Ramite, je pense que c'est un débat qui gagnerait a être positionné dans une logique transitionniste ou une logique de l'après.

Je ne l'ai pas placé dans la logique de l'après pour rien Wink il s'agit bien évidemment d'une pure utopie (Choix 3/ Utopie pure, on s'éclate mais dans le vent). Cela dit tu as raison, ça pourrait très bien être le programme d'un parti "libéral" prônant la décroissance (enfin c'est pas vraiment ça mais j'me comprend Wink ).

postdave a écrit:
Dans le contexte politique actuel, qui nie quand même plus ou moins l'urgence de s'adapter, c'est difficile de débattre, regarde comment on avance pas dans la partie "politique moderne" du forum. Il y a là aussi 2 positionnements bien distinct qui vont gêner le débat : Les adeptes de la transition en douceur (comme si on avait le temps, comme si les gens en avaient envie, comme Alter qui croit sincèrement en la politique et qui pense que solutions pragmatiques peuvent permettre une transition en douceur),

Je suis de ton avis, mais en même temps, qu'a-t-on comme option? une dictature décroissante? Nous sommes condamnés à faire progressivement adhérer le gens à une idée de transition en douceur, puis à leur faire prendre conscience de l'urgence de la situation, puis à l'importance de mesures radicales. C'est dans la logique même d'une transition.

postdave a écrit:
ou les adeptes du virage brutal (qui sera toujours moins brutal que se prendre le mur) dont je fais partie (sortie de l'euro, semaine de 20 heures, rationnement equitable des énergies) qui par leur côté extrême n'ont aucune ombre de possibilité d'existence politique réelle.

C'est en grande partie ce que je propose, finalement. Mais voila pourquoi je le place dans l'après, dans l'utopie : qui convaincre avec ça dans l'état actuel des opinions de la population? Combien sommes-nous sur ce forum, malgré une progression très rapide comparé à la moyenne des forums ?

postdave a écrit:
3- Dans un contexte purement dans l'après, le travail du futur. Là il y a beaucoup à imaginer. Ta vision propre, est différente de la mienne, mais l'une et l'autre ne représenteraient pas 0,5% des voix si mises dans un programme électoral.

M'en fous de ce qu'elle représente, je fais une proposition utopique qui ne représente que moi, et j'attends vos contre-propositions utopiques qui ne représentent que vous en retour, Histoire qu'on s'éclate un peu, même dans le vent !
_________________
Décroitre et s'affranchir, maintenant !
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Remas
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 27 Oct 2010
Messages: 198
Localisation: Haute-savoie

MessagePosté le: 17/04/2012, 08:40    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Ouvrons l'champagne !
C'est la fête ici


Je suis pas mal d'accord avec la proposition de baisser les cotisations sociales (salariales et partronales).
Il faudra quand même garder un petit bout pour payer la sécu j'imagine, parce que tu paies tes tickets médecines comment sinon ? La cagnotte ne suffira pas à mon avis.
Mais c'est pas mal. Enfin je ne pense pas que les gens voudront supprimer le chômage.
Revenir en haut
jambe
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 06 Avr 2012
Messages: 32
Localisation: alpes de haute provence

MessagePosté le: 17/04/2012, 21:00    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Alter, comment tu fais pour éviter qu'une augmentation des minimas sociaux serve à acheter des gadgets taiwanais? en faisant en sorte que ça coûte trop cher, donc avec une taxation énorme à l'entrée du territoire ?

Je crois aussi que le partage du travail est ce vers quoi on doit tendre. Par contre, 24h/semaine, ça me paraît encore trop, un mi-temps de 18h permet vraiment de mener de front différentes activités.
Et c'est vrai que le temps libre permet d'économiser énormément d'argent, sans compter le fait que contrairement à beaucoup d'activités salariées, les activités non salariées sont en général exemptes de contraintes non choisies et ça fait un bien fou.
Ensuite je ne crois pas trop qu'on puisse se passer des retraites, tout le monde n'est pas égal face à la vieillesse et beaucoup sont hors d'usage avant 75 ans et ne peuvent pas participer à un effort collectif de créativité ou travail.
Bien sûr, si on bosse moins toute sa vie, on est certainement plus endurant. Mais dans l'état où nous sommes, il n'y a pas que le boulot qui nous plombe, mais ce qu'on mange et l'air qu'on respire depuis des décennies et les cancers qui se développent, etc. Et du coup comment répartir les frais de santé si ce n'est pas lissé par une sécu ? Celui qui se tape une grosse maladie, comment il paye ses "tickets médecine" (mais je crois que j'ai pas bien compris ce que tu voulais dire ramite par ce système) ?
_________________
La terre appartient à celui qui la travaille” (Emiliano Zapata)
Revenir en haut
Alter Egaux
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 4 120
Localisation: Ile de France et Auvergne

MessagePosté le: 30/04/2012, 17:01    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

jambe a écrit:
Alter, comment tu fais pour éviter qu'une augmentation des minimas sociaux serve à acheter des gadgets taiwanais?

Impossible. Mais l'augmentation de minimas sociaux des Smicards en temps partiel partira essentiellement en nourriture et pour combler les découverts.
Bien entendu il faut en parallèle démarre la transition énergétique, pour orienter positivement des dépenses.
Mais faire du 1981 pour juste du 1981, c'est débile.
_________________
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
Revenir en haut
porcinet
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 09 Déc 2010
Messages: 515
Localisation: e

MessagePosté le: 01/05/2012, 12:13    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Encore une fois, je pense que nous ne trouvons pas de solution car nous évoluons dans un cadre que d'autres ont fixés. Il a un peu évolué dans le bon sens avec la sécu, les Assedic, la CMU, le RMI mais il reste prisonnier de conditions de revenu (global). C'est simple, plus de sous (artificiellement ou non), plus de social !
Les salaires à la baisse mais on comprime les dépenses vitales (on baisse les prix) et on stoppe le racket de la population via les abonnements, taxes injustes, flicage et maintenant les objets obligatoires (cf : gilet jaune, triangle, alccotest). Même en réduisant les salaires, on augmenterai le pouvoir d'achat ! Et là, on peut jouer vraiment sur les prix (le mécanisme pour que personne ne soit léser est forcément dépendant de l'Etat) pour inciter à la modération ou récompenser les comportements vertueux. Puisqu'il n'y a que la carotte et le bâton pour faire avancer les ânes !
Du boulot, on peut en avoir plein mais utile. Il suffit de vivre plus lentement, au rythme de la nature qui est le nôtre (nous ne sommes pas encore transhumanisés).
Au lieu de créer des techniques pour réparer les dégâts engendrés par d'autres techniques, on pourrait réfléchir sur le véritable usage que nous pouvons faire de nos inventions et découvertes.
Pourquoi, dès qu'on trouve quelque chose, veut-t-on toujours en faire une application pratique ?
Pour vendre du nouveau ! Qui donne du boulot ! Qui pu, qui pollue, qui gaspille des MP et de l'énergie, qui sert à rien mais la machine tourne. Les salaires sont versés et pour ce faire, il faut bien acheter le machin qui sert à rien. Donc le travail moderne, c'est fabriquer des trucs qu'on achète pour pouvoir en fabriquer d'autres qu'on achètera. Si un maillon lâche, tout lâche et c'est ce qu'il se passe !
L'allocation universelle sans condition pour tout le monde (même les milliardaires !) mais calculée sur un niveau de vie soutenable pour l'ensemble de la population mondiale et de notre environnement.
Celui qui veut gagner plus le peut mais il sera fortement taxé mais avec une fiscalité favorisant le local, bio, solide, fiable.
Un truc pour contenter un peu tout le monde mais même ça, c'est devenu impensable dans l'esprit des favorisés. Ils comprendront mieux quand ce sera leur tour. hélas trop tard mais que voulez-vous, c'est en se brulant qu'on se méfie du feu.
_________________
vivre libre ou mourir (mais de mort lente)
Revenir en haut
porcinet
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 09 Déc 2010
Messages: 515
Localisation: e

MessagePosté le: 01/05/2012, 12:16    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Des échanges internationaux de marchandises ultra-régulés en fonction des nécessités et non pas des besoins crées. Par contre, on favorise les échanges humains, de compétences, de points de vue.
C'est beau hein ! Et ben c'est pas demain la veille !
_________________
vivre libre ou mourir (mais de mort lente)
Revenir en haut
Alter Egaux
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 4 120
Localisation: Ile de France et Auvergne

MessagePosté le: 22/05/2012, 19:36    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Un témoignage en région parisienne : Liliane, 62 ans, 634 euros par mois, retraitée « au bout du rouleau » : elle milite, vote Mélenchon, mais rame...

Citation:
« Je préfère pas qu’on se voie chez moi, j’ai trop honte », lâche Liliane au téléphone, quelques jours avant notre rendez-vous. Une semaine plus tard, dans un café de Pontoise (Val-d’Oise), elle explique : « J’ai un appart’ de pauvre, ça se voit. »

La dernière fois, raconte-t-elle, un petit garçon de l’immeuble est passé devant sa porte entrebâillée et a dit : « C’est moche, il y a rien. » C’était un enfant mais ça l’a « blessée ». Liliane ne reçoit jamais personne chez elle, sauf Jennifer, qu’elle a rencontrée au Secours catholique – « Elle ne me juge pas. »

La vieille dame partage ce 40 m2 – un logement social niché dans un HLM du Nord de Pontoise – avec son frère qui, sans ça, serait à la rue. Une table de nuit sépare leurs deux lits. Il y a aussi « Ange », son petit chat, et ses deux chiens.

« C’est grâce à mes animaux que je tiens le coup. Peut-être que des gens vont pas comprendre, je m’en fous. C’est mon soutien. »

« Je n’étais plus qu’une merde »

La vie cabossée de Liliane a débuté à la prison pour femmes de Fresnes (Val-de-Marne), il y a 62 ans. Bébé, sa mère l’abandonne à l’assistance publique qui la place dans une famille d’accueil, puis une autre. Après son BEP cuisine-couture, elle se marie sur un coup de tête à la majorité avec un « alcoolique violent et coureur de jupes ». Cinq enfants plus tard, ils se séparent. Elle est alors veilleuse de nuit dans un hôpital et dort dans sa Peugeot 304, en attendant. Il lui fait la vie dure : elle finit par « fuir ».

La voilà sur les rails et les routes. Docker au havre, cueilleuse en saison, concierge et souvent sur les fichiers des agences d’intérim... Mais surtout à la rue.

« Le jour où je me suis assise sur le trottoir, je n’étais plus qu’une merde. »

Liliane parle sans s’arrêter, égraine avec détails différents moments de sa vie. A plusieurs reprises, ses yeux sont pleins de larmes. Parfois, elle s’arrête de parler. Ou sourit, et ça la rend plus vivante.

Son morceau de vie passé à Chambéry est le plus heureux. Un poste de femme de ménage dans un centre de tri la fait sortir de la rue, le 4 mars 1987. « Un samedi », précise-t-elle (Liliane cite toujours les dates au jour près). Elle reste six ans près des montagnes, jusqu’à son départ pour Paris, à la recherche de sa « vraie famille », et y retrouve l’un de ses frères.

« J’ai baissé les bras »

Installée à Pontoise, Liliane boucle en deux ans une formation de poissonnerie. Son truc :

« J’aime le contact avec les gens. J’en ai rencontré de merveilleux, riches ou pauvres. Ça me manque. »

Mais une allergie l’oblige à laisser tomber son CDI. « Je l’ai pleuré. »

A Pontoise, elle tombe aussi amoureuse d’un grutier, Christian. Un cancer le ronge, elle le soigne. Il mourra quelques jours après leur mariage, le 31 août 1998. Elle porte toujours son alliance.

« Depuis, j’ai baissé les bras. Je n’ai jamais retrouvé du boulot. »

Aujourd’hui, Liliane vivote, usée par une santé fragile. Elle passe une grande partie de ses journées sur Internet où elle discute politique sur sa page Facebook et sur des forums du Front de Gauche (elle a voté « JLM » au premier tour de la présidentielle). Devant l’ordinateur, Liliane a aussi ses jeux préférés, comme « Cityville », dans lequel il faut vendre des bonbons pour construire des maisons.

Liliane milite dans plusieurs associations, dont ATD Quart Monde depuis 2003 (elle ne paye pas de cotisation). Elle se rend aux réunions et a sympathisé avec d’autres membres :

« On parle du combat de la misère, comment enrayer le fléau de la pauvreté. Ça m’apporte de la joie. Quand on a le savoir de la pauvreté, on peut en parler. Tout ça, j’en suis fière. »

Revenus : 634 euros par mois
•Pension de retraite : 448 euros par mois

Liliane reçoit chaque mois une minuscule retraite : elle n’a pas cotisé en étant mère au foyer (comme beaucoup de retraitées), puis sans-domicile et chômeuse. Il lui manque soixante trimestres. « Encore trois ans comme ça avant de toucher ma retraite à taux plein. »

Avec un revenu de 448 euros par mois, Liliane est largement en-dessous du seuil de pauvreté dressé par l’Insee (lire ci-contre).

Jusqu’au mois de septembre 2011, Liliane bénéficiait de l’allocation aux adultes handicapés : elle touchait environ 771 euros par mois.

Mais sa demande n’a pas été renouvelée malgré sa maladie orpheline, son arthrose et une dégénérescence musculaire dans le haut des cuisses. Elle se déplace d’ailleurs péniblement, appuyée sur une canne :

« Ils m’ont dit que je n’était plus assez handicapée. »

Liliane a appris il y a quelques semaines qu’elle pourrait demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). « Il faut que je me renseigne. » Cette aide correspond à un versement maximum de 777,17 euros par mois, selon les revenus du bénéficiaire.
•APL (aide personnalisée au logement) : 186 euros par mois

Dépenses fixes : 345 euros
•Loyer : 272 euros par mois

Liliane loue un appartement au Logis social du Val-d’Oise. Elle paie 96 euros par mois et touche à côté 186 euros d’aide personnalisée au logement (APL).

La somme comprend le chauffage ; elle ne paie ni taxe foncière, ni taxe d’habitation.

Son frère participe financièrement ni au loyer, ni aux charges.
•Gaz et électricité : environ 50 euros par mois
•Eau : 11 euros par mois
•Assurance habitation : 12 euros par mois
•Internet : 0 euro

La retraitée a accès à Internet grâce la connexion de son frère. Ce dernier lui a prêté un ordinateur, il en possède un autre.
•Mutuelle : 0 euro

Depuis janvier 2011, Liliane a laissé tombé sa mutuelle : son prix avait grimpé de 68 à 138 euros.

Liliane ne se soigne pas. Elle devrait par exemple se faire arracher une dent malade. Impossible, dit-elle, d’avancer l’argent pour une consultation chez le médecin et de payer un éventuel dépassement d’honoraire. Ses lunettes, dont le verre gauche est fendillé, lui ont coûté 10 euros à Leclerc il y a quelques années : elles ne sont pas à sa vue.

Elle ne pouvait pas toucher la couverture maladie universelle (CMU) avant septembre car ses revenus dépassaient alors le plafond fixé (9 164 euros par an). Elle compte faire rapidement la demande :

« J’attends de toucher la CMU pour tout reprendre mes examens. »
•Impôts : 0 euro

Dépenses variables : 275 euros environ
•Transports : 0 euro

Liliane a une carte Rubis : gratuite pour toutes les personnes âgées de plus de 60 ans, elle lui permet de se déplacer en bus dans toute la région Ile-de-France. Mais pas sur les lignes exploitées par la RATP.

Liliane s’est rendue à Paris pour la dernière fois en 2004. L’aller-retour de Pontoise au centre de la capitale, 40 minutes environ, coûte 11 euros. « Trop cher », explique-t-elle.
•Alimentation : 185 euros

- courses : environ 180 euros par mois

Tous les 10 du mois, quand elle reçoit sa retraite, Liliane va faire ses courses dans les supermarchés hard discount Ed. Elle y achète principalement des gros paquets de pâtes – « les moins chères » – du riz et des pommes de terre – « des sacs à 2 euros les 10 kilos » – qu’elle prépare sautées à la poêle. Le tout agrémenté d’un peu de viande fraîche en promo, qu’elle congèle :


« Le mois dernier, j’ai fait un extra : deux rôtis pour 10 euros. J’ai trouvé ça valable. »

Liliane ne prend qu’un repas par jour. « Je tire au maximum de ce que je peux tirer », se justifie t-elle.

Les fruits sont trop onéreux et il est rare qu’elle ajoute des légumes à son panier. Parfois « une salade ou un kilo de carottes ». Liliane refuse d’aller aux Restos du cœur :

« Au début, j’y allais, mais j’ai trop honte. C’est pour ma fierté, ma dignité. »

La vieille dame compte, dans la somme de 180 euros, les produits ménagers et la lessive.

- petit déjeuner : 4,90 euros par mois

Une fois par mois, avant d’aller faire ses courses, Liliane s’accorde un « petit plaisir » : prendre le petit déjeuner au bar du Leclerc. Un café, un croissant et un verre de jus d’orange pour 4,90 euros.

« Des fois, je voudrais me payer une glace ou, quand je broie du noir, un café. Je peux pas. »
•Animaux : 30 euros par mois pour des croquettes et de la pâté

Elle sait que c’est cher mais se défend : « Ils sont mon soutien. »
•Téléphone : autour de 12 euros par mois

Elle recharge son portable avec des cartes prépayées. Le plus souvent, ce sont ses copines de l’association qui, connaissant sa situation, l’appellent.
•Livres, magazines : 8 euros par mois environ

Tous les trois ou quatre mois, Liliane achète quelques livres et des magazines. Elle lit Le Parisien, Le Bien Public ou L’Express gratuitement sur Internet.
•Dette : 10 euros par mois

Liliane raconte avoir eu un compteur d’eau chaude défectueux l’année dernière : elle n’a alors pas payé son loyer pendant quatre mois, pour protester. « J’ai eu tort. » Le 20 janvier 2012, elle reçoit un avis d’expulsion. Le juge, au regard de sa situation, a demandé en avril à étaler le remboursement de sa dette (980 euros).
•Tout le reste : environ 30 euros

Cela comprend les produits hygiéniques ou l’huile, le beurre et, de temps en temps, quelques yaourts ou une salade. Sans oublier les achats ponctuels.

Liliane porte les mêmes vêtements depuis des années – « Je suis très précautionneuse. » Le mois dernier, elle a quand même acheté trois paires de chaussures en soldes – elle n’en avait plus. L’une à 8 euros, l’autre à 9 euros, et une troisième, plus chère :

« J’ai tiqué pour prendre la troisième : une paire un peu habillée, pour mes réunions, à 12 euros. »

« Je n’ai pas de loisirs. » Liliane est « fan de pêche » mais, après un coup d’œil sur Internet, a réalisé que le permis était trop cher. Elle allait au cinéma mais ne peut plus se le permettre. Ses seules distractions sont Internet et les associations dans lesquelles elle milite.

Epargne : rien

Autour du 15-20 du mois, Liliane n’a plus rien. Elle ne se plaint pas, explique qu’elle n’aime pas montrer ses conditions de vie et insiste :

« La santé, c’est un trésor, quand ça fout le camp, ça revient pas. »

Quand elle évoque sa vie, Liliane tient des paroles dures :

« J’ai l’impression que je suis arrivée au bout du rouleau. »

_________________
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
Revenir en haut
postdave
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 851
Localisation: Sud Ouest

MessagePosté le: 23/05/2012, 09:40    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Ce qui fou les boules, c'est quand les pensions de retraite ne seront plus payée (ou minorée). Ce qui à terme est inévitable si on considère que le système de retraite est une anomalie liée à la croissance des pays riches durant les 30 glorieuses.
Revenir en haut
Alter Egaux
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 4 120
Localisation: Ile de France et Auvergne

MessagePosté le: 24/05/2012, 05:50    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

postdave a écrit:
Ce qui à terme est inévitable si on considère que le système de retraite est une anomalie liée à la croissance des pays riches durant les 30 glorieuses.

Totalement faux : les retraites (par répartion) ont été pensée dans la clandestinité sous l'occupation, et créer par la loi : Le régime de retraite par répartition en vigueur en France depuis 194614,15 résulte d'un vote, le 26 avril 1946, de la première assemblée législative élue après la Libération, adoptant un projet conçu et mis en place, dans le cadre de la Sécurité sociale, par Pierre Laroque et Alexandre Parodi.
A l'origine, le décret loi du 14 mars 1941 du régime de Vichy créé l'AVTS par René Belin, ancien dirigeant de la CGT devenu ministre du Travail sous le régime de Vichy.

Tu confonds avec les retraites par capitalisation : le cas de l'Allemagne, qui opportunément, font subir à l'Europe l'Austérité pour rémunérer leur retraite.
_________________
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
Revenir en haut
postdave
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2010
Messages: 851
Localisation: Sud Ouest

MessagePosté le: 24/05/2012, 07:44    Sujet du message: L'enjeu des salaires Répondre en citant

Je ne confonds rien, tu ne comprends pas.

Ce système de répartition n'a pu tenir que par le truchement de la croissance des 30 glorieuses. Un nombre d'actif important, puis une productivité croissante (grâce à une énergie bon marché et une concurrence faible sur les ressources naturelles notamment grace au pillage de nos colonies). Il a été voulu avant qu'il ai été possible, les évènements l'ont rendu possible.

C'est comme l'éradication des maladies, elle était voulue et a été possible au cause d'éléments externes. La scarlatine était un fléau, a disparu toute seule sans vaccin, le jour ou les circonstances l'ont permis (hygiène).
Ils auraient pu voter la retraite quand ils voulaient, sans croissance, ça n'aurait pas fonctionné si longtemps.

D'ailleurs si tu as des pistes pour pérenniser ce système avec une récession long terme, une hausse inexorable du chômage et une stagnation de la productivité, je suis intéressé par la discussion. Car au final, pour le cas d'un SMIC, penser qu'on peut cotiser l'équivalent d 1/10 de sont salaire sur 40 ans et touche 9/10 de ce salaire en retraite pendant 30 ans, tout ça avec moins d'actif moins productif, je suis preneur d'explications.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:23    Sujet du message: L'enjeu des salaires

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> La revue de presse -> Sciences et économie Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3  >
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation