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Résilience : Capacité d'une famille, d'un groupe ou d'une structure à s'adapter et rebondir suite à un choc violent.

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Nos enfants (nés ou à naitre)

 
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postdave
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MessagePosté le: 30/04/2012, 10:53    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

En faisant une transition, pour quelque raison que ce soit (piquisme stratégique, décroissance et "vivre autrement", survivalisme), nos choix impliquent ceux de nos enfants.

Pour ceux de vous qui en ont, ou qui vont en avoir bientôt, comment vivez vous l'importance du choix que vous avez à faire ?

Pensez vous à votre éventuelle erreur de choix, qui pourrait pénaliser vos enfants à jamais (sortie de la pseudo culture actuelle, vivre relativement isolé en zone rurale, sortir d'un confort matériel pour ceux de nous qui l'ont aujourd'hui) ?
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MessagePosté le: 30/04/2012, 10:53    Sujet du message: Publicité

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porcinet
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MessagePosté le: 30/04/2012, 13:01    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Pour moi l'erreur, c'est d'enfanter ! Je plaisante mais à moitié. Car l'enfant est devenu, dans l'esprit des publicitaires, le cheval de Troie du consumérisme familial.
A titre personnel, je ne pourrais pas supporter les influences externes auxquelles l'enfant serait soumis et je refuse de le désocialiser pour en faire un rebelle, il doit pouvoir effectuer ses propres choix.
Rien que d'aller chercher ma nièce au collège, j'ai envie de mettre des baffes à tout le monde.
J'ai donc fait le choix de ne pas avoir d'enfant mais je n'ai jamais considéré cela comme essentiel à mon épanouissement. Le coup de le la vie c'est :
- trouver du boulot
- se marier
- faire des gosses
Je n'y ai jamais cru. Il suffit d'observer autour de soi pour comprendre que ce n'est pas le secret du bonheur ! Les espèces se reproduisent en nombre pour survivre et nous se reproduire(trop) est devenu une menace pour notre survie.
Alors arrêtons la pression sociale pour faire des enfants pour faire comme tout le monde. J'en ai marre de voir ces parents irresponsables me dire que c'est pas normal que je n'ai pas d'enfant, que moi et ma grosse vâche (arrêtes, pas taper) serions de bons parents. J'ai envie de leur dire mais pourquoi vous en avez fait. Vous vous foutez de tout, vous trouver normal de laisser votre nain vous parler comme à des chiens, vous cédez à tous ses caprices , bref vous, dangers pour votre propre progéniture que vous ne voulez pas contrarier par peur qu'ils ne vous aiment plus, parents irresponsables et puérils, vous voulez me donner des conseils !

L'autre jour, un collègue d'AMAP m'a dit : "Quand même, tu vis bizzarement, c'est pas normal de pas vivre ensemble toi et ta copine".
Excellent ! Cet abruti s'est marié il y a 6 ans, divorcé 2 ans après dans de très mauvaises conditions laissant un gamin traumatisé qui ne parle pas encore à cinq ans, me demande, en gros pourquoi je fais pas pareil ! Pourquoi répéter les shémas familiaux dont on peut constater l'échec.
Bref, je n'ai pas la force de faire des enfants mais cela ne me traumatise pas car je n'en ai jamais fait un but. Je précise que j'aime les enfants (avec du riz), et que je souhaite que d'autres en face mais ceux qui le font en pleine conscience, je leur tire mon chapeau car il en faut du courage face à ce système aliénant.
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porcinet
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MessagePosté le: 30/04/2012, 13:03    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Que d'autres en FASSENT pas en face !
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 30/04/2012, 16:56    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

postdave a écrit:
Pour ceux de vous qui en ont, ou qui vont en avoir bientôt, comment vivez vous l'importance du choix que vous avez à faire ?

C'est un choix structurant. Il demande d'entreprendre une stratégie complexe, parfois à plusieurs plans, et je dois dire assez éprouvante.

Le fait de savoir que le peak oil va laminer nos économies occidentales entrainent, avec le principe de responsabilité d'entraine le fait d'éduquer un enfant, et donc de "l'armer" au monde de demain, des choix complexes.

Anticiper les trajets écoles, activités sportives et éducatives, mais aussi donner la capacité à son(ses) enfant(s) à pouvoir anticiper le monde de demain, cela demande de faire des choix. Le centre ville est pour moi libérateur, mais il se paye cher. Tout est accessible.
Et je dois dire, c'est aussi une grande partie pour cela que je suis dans le 1er bassin d'emploi français.

Mais je pense que ma stratégie sera revu lorsque mon enfant sera en capacité de poursuivre ses études (sup).
Mon enfant est aussi un moteur puissant : je ne crois pas que j'aurais eu le courage de construire mon point de chute sans son existence. Par principe de sécurité, le fait d'avoir une famille impose de prévoir un plan B, un planc C.
Si les villes devaient imploser, je ne pense pas que l'improvisation soit une bonne méthode.
En attendant, l'AMAP que j'ai monté, les réseaux que s'entretient (famille, amis, militants, etc...) crée une résilience probablement encore fragile, mais concrète. Je ne me suis plus jamais faché avec ma famille depuis 2005. J'entretiens une bienveillance active pour mes proches.

postdave a écrit:
Pensez vous à votre éventuelle erreur de choix, qui pourrait pénaliser vos enfants à jamais (sortie de la pseudo culture actuelle, vivre relativement isolé en zone rurale, sortir d'un confort matériel pour ceux de nous qui l'ont aujourd'hui) ?

Ce qui peut pénaliser un enfant, c'est de ne pas assumer ce qui va suivre.
Par contre, son développement est une priorité. Sport, musique, musée, culture, tolérance, etc...
La géolocalisation est importance, mais avec internet, pas primordiale. On peut très bien passer 10 jours à Paris sans se ruiner, régulièrement, et découvrir une ville d'Europe sublime, à titre éducatif et d'ouverture vers les autres cultures, sans non plus se ruiner.

Le problème, c'est que l'enfant est intransigeant : lui imposer un mode de vie peut de toute façon, quelque soit le choix, avoir son retour de baton.
Un enfant (ou plusieurs) fixe le contexte de ses choix.

Le danger est peut être d'en faire plus de 1 ou 2. La transition va être rude. Il faut faire attention à soi, à sa compagne (ou son compagnon), a ses enfants. L'occidental ne peut supporter la perte d'un enfant.
Sans parler du scénario "la route", on voit bien que l'enfant donne une force de se battre, mais aussi un problème cornélien si sa sécurité est compromise.

Pour échapper à ceci, l'enfant préfixe ses choix, sans aucun doute possible. A moins d'être indivudualiste et égoïste, c'est une grande responsabilité. Et probablement la plus belle aventure humaine.
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Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
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porcinet
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MessagePosté le: 01/05/2012, 07:53    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

D'avis avec Alter, mais pour des gens conscients car il faut bien avouer que nombreux sont ceux qui font des enfants par mimétisme. Enfin, pas vraiment le fait d'avoir un enfant mais de le faire vite, sans réfléxion préalable comme on adopte un chiot !
En pleine conscience, c'est un facteur d'action, de réflexion et de motivation mais c'est à lui que l'on doit penser et pas à soi et à "est-ce que je suis un bon parent ?", la question devrait plutôt être : Est-ce que j'apporte un cadre épanouissant à mon enfant ?
Les enfants de mes amis sont tous à l'ouest et pas qu'un peu ! Manque flagrant de limites. Ce n'est pas un manque d'autorité mais d'attention. La télé, internet et les consoles déstructurent la famille. Je connais un gosse de 12 ans, la dernière fois que je l'ai vu manger à table, en famille, je ne m'en rappelle plus ! Il a son plateau repas devant le triptyque console,télé, internet.
Sa mère fait cela pour ne pas déplaire au petit prince, elle est persuadée que c'est de l'amour. J'essaie de lui faire comprendre sans trop la vexer, que c'est une fuite de ses responsabilités d'adulte mais c'est pas facile !
Dans ce cas, les parents ont une forte part de responsabilité mais l'influence sociétale est énorme !
En fait, ce qui est structurant, ce n'est pas d'avoir des enfants, c'est de prendre ses responsabilités et, bien sur, devenir parent en impose. Mais devoir s'occuper de quelqu'un, prendre soin de lui, même si ce n'est pas votre enfant, est aussi enrichissant.
Il y a aussi une part de lâcheté dans le fait que je ne veuille pas d'enfant. Je serai dans un état d'angoisse permanente ! Déjà que pour mes animaux, mes amis, ma compagne et mon boulot (c'est pas dans l'ordre !) je m'inquiète en permanence alors pour un enfant !
En gros, quand on en a, on se dit que c'est formidable mais quand on en a pas, on est pas malheureux pour autant. C'est un choix personnel et qui doit le rester mais cela ne doit pas dépendre d'envies égoïstes ou de la pression de l'entourage.
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postdave
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MessagePosté le: 01/05/2012, 09:55    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Je ne pensais pas parler du choix d'avoir un enfant ou non. Cela dit, c'est intéressant aussi, et pour ma part, c'est un choix que je referais, et que j'espère faire à nouveau. Il va falloir reconstruire des décombres de la sociétés industrielles, et si on ne laisse que les gamins décérébrés incultes, ça va pas reconstruire grand chose. C'est un défi passionnant que de se préparer, d'éduquer nos enfants à construire un monde meilleur. Voilà mon avis.
Et Porcinet, ce qui m'attriste, c'est que les imbéciles procréent, et que toi non. C'est un comble, je préfère que mes enfants aient à construire aux côtés de jeunes qui te ressemblent plutôt qu'à côté de fanas de console de jeux qui sauront pas planter un clou.....

Ensuite Alter tu parles d'un sujet intéressant qui est le mode de vie. Je ne pensais pas parler de ça mais pourquoi pas. Mais je te suis assez difficilement quant au mode de vie citadin. Tu trouves que c'est une chance, dans un contexte de pétrole cher d'être en centre ville. Je pense exactement l'inverse. Tu dis par exemple que tout est accessible. Mais sans pétrole, tu peux marcher pour aller au magasin, mais le magasin est vide. Tu peux marcher pour aller au musée, à l'école de musique, mais ils ont été pillés. Tu peux marcher pour aller voir tes amis, mais ils souffrent de malnutrition.
Quant à la situation actuelle, l'espérance de vie dans un centre ville est plus faible que dans une commune de campagne. Accident, criminalité, santé (particules fines, air vicié), tout autant de facteurs qui déjà ont une légère influence négative sur la santé en général. En cas de hausse continuelle du prix des énergies, délinquance, problèmes sociaux, salubrité, accès à la nourriture vont être rédhibitoire. Pendant les guerres la vie citadine était très dure. Dans nos campagnes, tout le monde a toujours mangé à sa faim. Le pétrole à rendu les villes vivables, sa raréfaction va imposer une machine arrière.
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porcinet
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MessagePosté le: 01/05/2012, 11:32    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

C'est marrant, c'est exactement ce que me dit mon meilleur ami ! Si il y a une nouvelle société à construire, c'est qu'il y aura eu du dégât et là je pense que les enfants abandonnés ne manqueront pas. En plus, ça fait de la main d'oeuvre et ils sont trop petits pour se plaindre !
Je pense que je peux aimer n'importe quel enfant et le protéger, si la vie me laisse face à ce choix, j'assumerai. On peut aussi participer à l'éducation de ceux des autres. Et puis, c'est pas forcément parce que tu vas tout faire pour bien élevé ton gamin que c'est gagné ! Les cons font aussi des enfants brillants !
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Cicyle
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MessagePosté le: 02/05/2012, 21:23    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Les enfants sont pour moi, le sel de la vie, le sure et le miel.
Construire une famille a été mon premier projet et je suis heureuse d'avoir mes nains, même si c'est usant.
Avoir des enfants doit être un choix assumé, pas un coup vite fait ou une norme sociétale.
Alors Porcinet, ne te sens pas jugé par les autres. Etre différent a toujours dérangé ...

Les enfants sont l'héritage, la continuité ...
Malheureusement, il ne faut pas que cela soit la continuité de la connerie, ce qui à mon sens est souvent le cas aujourd'hui.

Nous sommes tombés dans le règne de l'Enfant Roi où ses moindres désirs doivent être assouvis et toute frustation évitée.
les enfants sont les rois de la consommation par adultes interposés.
Combien de gosses ont a 12 ans 1 black berry, 1 iphone, un ordi portable ...
Les gosses sont dorlotés, cajolés mais pour beaucoup ne savent rien faire et encore moins réfléchir ou rêver.

Je ne suis pas la reine de l'éducation mais j'essaye que mes enfants aient certaines règles de politesses et de conduite.
on mange à table et on ne doit pas se lever pour rien. Mon fils 3 ans et demi a bien compris.
on ne réclame pas dans les magasins ni à la maison d'ailleurs, pas de DS,de console ou de baladeur avant au moins 10 ans et encore (faut voir si je tiendrai la distance...)
temps de télé limité, dehors s'il fait beau
etc etc etc

Il faut aussi intéresser les enfants à des activités qu'ils pourront reproduire adultes :
ma fille de 7 ans adore les activités de couture, cuisine, le créatif. Elle apprend à bricoler et recycler (avec Maman...)
mon fils 3ans et demi, lui adore jardiner et démonte tout ce qu'il trouve. Hier, il a tenté de démonter mon radiateur électrique avec son tournevis en plastique ...
Pour le futur, je tente de les initier à des choses qui pourraient leur servir, comme l'avait fait mon père avant moi.
On bricolait dans sa cave. Il m'a appris à démonter des pneus ou la mécanique de base, à souder ou scier, clouer...
Ma soeur qui restait vautrée devant la télé ne sait rien faire de ses 10 doigts.
La télé est une très bonne nounou mais elle tue le temps et les neurones.

La frustation crée le désir et les moyens de parvenir en faisant fonctionner les cellules grises.
Si ma fille demande "je veux ça ! " C'est souvent non. Je lui explique qu'on a pas toujours ce que l'on veut, tout cuit.
Mais je lui indique comment créer un objet ou découpage pour arriver à une objet similaire. Elle le fabrique seule à sa façon, elle est fière du résultat et joue plus longtemps que si elle avait l'objet tout fait.

Tous ces "trucs" ont un but pour moi. essayer de faire fonctionner leur imagination, leur sens de la débrouille et surmonter la frustration.
Il n'est pas forcément important qu'ils fassent de hautes études. Moi, j'ai 1 Bac + 5 qui ne me sert à rien.
Il faut qu'ils trouvent leur place dans l'avenir.
Souvent, je regarde mes enfants et je me dis "quel avenir terrible vont-ils avoir ?" j'en frémis.
Mais les enfants s'adaptent, plus vite que les adultes. Mais il faut pas qu'ils tombent de haut.

J'ai parfois envie de les prévenir de l'avenir qui les attends, mais il ne faut pas quand ils sont si jeunes.
Ce serait détruire leur innocence et leurs rêves. Il faut juste les orienter vers la voie à suivre et ça devrait aller tout seul.
En fait, il faut surtout prendre le temps de discuter, de les faire réfléchir sur le monde et sur le passé.
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L'Avenir fait peur, construisons le !
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porcinet
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MessagePosté le: 02/05/2012, 22:33    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Si le monde était peuplé de parents comme toi, cycile, j'aurais déjà une smala !
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 03/05/2012, 06:02    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

postdave a écrit:
Mais je te suis assez difficilement quant au mode de vie citadin. Tu trouves que c'est une chance, dans un contexte de pétrole cher d'être en centre ville. Je pense exactement l'inverse. Tu dis par exemple que tout est accessible. Mais sans pétrole, tu peux marcher pour aller au magasin, mais le magasin est vide. Tu peux marcher pour aller au musée, à l'école de musique, mais ils ont été pillés. Tu peux marcher pour aller voir tes amis, mais ils souffrent de malnutrition.

Sans pétrole ?
Tu reviens au défaut du forum de néobio, à mélanger les perspectives court, moyen et long terme.
Le pétrole, il y en a : être dans un centre ville entraine une indépendance presque totale à la voiture. Je fais un plein (diesel) actuellement tous les 3 mois, et je pourrais en faire si je voulais tous les 4 mois, sans me priver aucunement de sortie et trajet incomprésible.

postdave a écrit:
Quant à la situation actuelle, l'espérance de vie dans un centre ville est plus faible que dans une commune de campagne. Accident, criminalité, santé (particules fines, air vicié), tout autant de facteurs qui déjà ont une légère influence négative sur la santé en général. En cas de hausse continuelle du prix des énergies, délinquance, problèmes sociaux, salubrité, accès à la nourriture vont être rédhibitoire. Pendant les guerres la vie citadine était très dure. Dans nos campagnes, tout le monde a toujours mangé à sa faim. Le pétrole à rendu les villes vivables, sa raréfaction va imposer une machine arrière.

Des généralités.
Je pensais pas que tu reviendrais sur un débat limité Ville vs campagne. Rolling Eyes
En attendant, j'ai de la famille qui vivent dans ces centres villes de ville de campagne : facture énergétique catastrophique. Ils viennent de me demander mes solutions pour leur chauffage, sachant que pour leur transport, c'est sans solution.
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Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
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postdave
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MessagePosté le: 03/05/2012, 07:48    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Alter Egaux a écrit:
postdave a écrit:
Mais je te suis assez difficilement quant au mode de vie citadin. Tu trouves que c'est une chance, dans un contexte de pétrole cher d'être en centre ville. Je pense exactement l'inverse. Tu dis par exemple que tout est accessible. Mais sans pétrole, tu peux marcher pour aller au magasin, mais le magasin est vide. Tu peux marcher pour aller au musée, à l'école de musique, mais ils ont été pillés. Tu peux marcher pour aller voir tes amis, mais ils souffrent de malnutrition.

Sans pétrole ?
Tu reviens au défaut du forum de néobio, à mélanger les perspectives court, moyen et long terme.

On parle avenir des enfants, donc perspective à au moins 10 ans..... Il ne me semble pas mélanger, si j'avais dit avenir des ados, c'était perspective à 3-5 ans.
Et si tu le souhaite, je reformule ma phrase avec "Sans pétrole bon marché comme aujourd'hui", et elle reste d'actualité.

Alter Egaux a écrit:
Le pétrole, il y en a : être dans un centre ville entraine une indépendance presque totale à la voiture. Je fais un plein (diesel) actuellement tous les 3 mois, et je pourrais en faire si je voulais tous les 4 mois, sans me priver aucunement de sortie et trajet incomprésible.

Indépendance à la voiture, mais dépendance au camion qui vient livrer le magasin, dépendance à l'énergie qui alimente les infrastructures modernes.
C'est ton choix, je le respecte, mais tu l'érigeais comme une évidence, j'ai voulu avoir précision du fond de ta pensée pour voir si j'avais oublié un paramètre. Visiblement non.

postdave a écrit:

Des généralités.

Des généralités vraies ne sont elles pas plus parlantes que des cas particuliers vrais ?

postdave a écrit:
Je pensais pas que tu reviendrais sur un débat limité Ville vs campagne. Rolling Eyes

Parlant de l'avenir des enfants, le cadre de vie est important. Comme expliqué, j'ai voulu avoir précision sur ton point de vue, que je n'avais jamais eu en détail. Je l'ai à présent, merci.

postdave a écrit:

En attendant, j'ai de la famille qui vivent dans ces centres villes de ville de campagne : facture énergétique catastrophique. Ils viennent de me demander mes solutions pour leur chauffage, sachant que pour leur transport, c'est sans solution.

Cas particulier. Encore le centre ville. Conseille leur la campagne, on se sert en bois mort dans les vastes forêts et on se chauffe gratuitement si on le désire, le temps à moyen terme de mettre en place une solution plus durable.
Tu prends la mouche quand on a une vision différente de tes choix.

Pourtant si on pouvait résumer calmement.....J'ai compris que :
- tu considères que la vie citadine court terme est aujourd'hui plus économique (je ne partage pas), culturellement plus satisfaisante (je ne le conteste pas sur le plan culture générale, je le conteste niveau culture pratique)
- tu considères que la vie moyen terme sera toujours mieux en ville (et là je ne partage plus du tout), vu qu'à mon sens le seul avantage culture (qui va souffrir des budgets) va plier sou le poids des troubles sociaux et du renchérissement des appros dans les villes et du maintient de l'infrastructure.
- Je pense que nous considérons tous deux que la vie long terme en ville est très hasardeuses.

Mis en lumière nos différences d'analyses, cela revient tout à fait au sujet, c'est à dire assumer ces choix (qui font débats ente nous) vis à vis de nos enfants. Pas évident, car je ne prétend pas avoir raison dans l'absolu, c'est pour ça que je discute.
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 04/05/2012, 08:14    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

postdave a écrit:
Alter Egaux a écrit:
Sans pétrole ?
Tu reviens au défaut du forum de néobio, à mélanger les perspectives court, moyen et long terme.

On parle avenir des enfants, donc perspective à au moins 10 ans..... Il ne me semble pas mélanger, si j'avais dit avenir des ados, c'était perspective à 3-5 ans.
Et si tu le souhaite, je reformule ma phrase avec "Sans pétrole bon marché comme aujourd'hui", et elle reste d'actualité.

Je me méfie des prédictions sur le pétrole : en 2004, des survivalistes me juraient qu'il n'y aurait plus une goutte de pétrole en 2013. La prédiction est quand même mal barrée.
Le pétrole bon marché, ce sera pour tout le monde, y compris pour les campagnes : tout sera cher, et en premier lieu, 2 voitures pour se déplacer pour bosser et emmener ses enfants.
Avoir un jardin, conduire une AMAP, avoir tout à proximité, un puits, sans gaz ni fuel, sans avoir besoin de voiture, c'est déjà très résilient. On en rediscutera donc dans 3-5 ans. Wink

postdave a écrit:
Indépendance à la voiture, mais dépendance au camion qui vient livrer le magasin, dépendance à l'énergie qui alimente les infrastructures modernes.
C'est ton choix, je le respecte, mais tu l'érigeais comme une évidence, j'ai voulu avoir précision du fond de ta pensée pour voir si j'avais oublié un paramètre. Visiblement non.

Ce n'est pas une évidence mais c'est effectivement mon choix : trouver le lieu le plus résilient jusqu'à la rupture. En attendant, tout le monde va s'en prendre plein la tête, question prix.

postdave a écrit:
Cas particulier. Encore le centre ville. Conseille leur la campagne, on se sert en bois mort dans les vastes forêts et on se chauffe gratuitement si on le désire, le temps à moyen terme de mettre en place une solution plus durable.

Non, tout au contraire : moins de 1 500 habitants, un centre ville permet de faire ses courses à pied, l'école à pied (ou vélo), etc... Leur stratégie est assez bonne, mais coté job, c'est presque l'horreur : 2 voitures et des factures essence délirantes.
Sinon, bonne résilience coté bois (ils le coupent eux même), mais le poêle ne suffit pas. La chaudière fuel pèse sur le budget, et il va falloir résoudre rapidement ce problème.

postdave a écrit:
J'ai compris que :
- tu considères que la vie citadine court terme est aujourd'hui plus économique (je ne partage pas), culturellement plus satisfaisante (je ne le conteste pas sur le plan culture générale, je le conteste niveau culture pratique)
- tu considères que la vie moyen terme sera toujours mieux en ville (et là je ne partage plus du tout), vu qu'à mon sens le seul avantage culture (qui va souffrir des budgets) va plier sou le poids des troubles sociaux et du renchérissement des appros dans les villes et du maintient de l'infrastructure.
- Je pense que nous considérons tous deux que la vie long terme en ville est très hasardeuses.

Posséder 2 voitures et les utiliser tous les jours est pour moi une absurdité pour un peakiste. A moins de se rapprocher de son travail pour y aller à vélo, je ne vois pas comment c'est possible de tenir à moyen terme.
Le monde ne va pas être blanc ou noir, il va se rétrécir : se déplacer sera couteux en argent et en temps. Dans ce cadre, avec un ou plusieurs enfants entraine une stratégie fine : étude du trajet du primaire, du secondaire, puis de l'accès aux écoles supérieures.
On peut envisager l'internat, mais c'est dur : c'est imposer à son enfant ses propres choix individualistes, qui aurait pu être prévu avant.
Il n'y aura pas disparition des villes, mais adaptation. Les campagnes redeviendront des lieux isolés et délaissés, en autonomie forcées. Et les villes des lieux de vie difficile, mais en perpétuel recherche de résilience.
Mais il faut le reconnaitre : la campagne, ce sera le chômage et donc l'autonomie. Avec un souci majeur pour les enfants : un lieu en vase clos, en espérant qu'internet prise l'isolement.
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postdave
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MessagePosté le: 04/05/2012, 10:32    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

Alter Egaux a écrit:

Avoir un jardin, conduire une AMAP, avoir tout à proximité, un puits, sans gaz ni fuel, sans avoir besoin de voiture, c'est déjà très résilient. On en rediscutera donc dans 3-5 ans. Wink

Oui mais c'est le cas de combien de citadin ?
Beaucoup sont encore chauffé à l'électrique, au fioul, n'ont pas de jardin du tout, ne sont pas dans une AMAP (qu'est est le taux de citadins inscrits en AMAP ?). Clairement je ne trouve pas la ville très vivable aujourd'hui, mais je pressent la catastrophe sanitaire et sociale. Pas un chaos rapide, mais une lente dégradation, couts alimentaires agumentant et dépendance totale, cout de chauffage idem, chômage touchant les voisins dégradant le climat social.

Je ne parlais pas précisément de ton cas, je comprends que tu ai pris la mouche, même si ça me décoit que tu penses que ce soit mon but. Ton cas est à part, combien de gens conscient de tout ça en ville, combien de % des citadins aussi bien préparés que toi ?

Je ne démord pas du fait qu'à mon sens ou une bonne partie des villes vont devenir intenables, une sorte d'occupation de la guerre, mais avec 5 fois plus de population. Alors bien sûr ton cas particulier est résilient, mais encore une fois je parlais à titre général.
Mais j'y pense à l'instant, toi ayant tout prévu, tu risques d'attirer les jalousies de ceux qui se trouveront désemparés.


Alter Egaux a écrit:

Mais il faut le reconnaitre : la campagne, ce sera le chômage et donc l'autonomie. Avec un souci majeur pour les enfants : un lieu en vase clos, en espérant qu'internet prise l'isolement.

C'est un débat sociologique. La campagne est elle un vase clos ?
La bourgade de 1500 habitants que tu décris, fourni un vivier de relations diverses.
Je ne suis pas persuadé que dans une grande ville, chacun côtoie et approche humainement plus de 1500 personnes.
L'homme est anthropologiquement conçu pour le vase clos. Internet est un bonus, mais il restera toujours les bouquins, et les voyages, les échanges. Ils seront lents, mais le temps ne comptera plus (car campagne signifiera pour beaucoup vie autonome sans salariat). La campagne isolée comme avant ne pourra plus exister, nous avons une culture de l'échange, ancrée dans nos générations, et cette culture ne pourra pas s'éteindre.
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MessagePosté le: 04/05/2012, 11:47    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre) Répondre en citant

postdave a écrit:
Oui mais c'est le cas de combien de citadin ?

Popur l'indépendance à la voiture, c'est déjà plus facile.
Pour le chauffage, c'est la transition qui va opérer : cela cogite autour de moi depuis que j'ai coupé le gaz. Encore 2 ou 3 grosses augmentation de gaz et le pas ne sera plus chez les peakistes, mais aussi chez les "bons pères de famille" (je parle du budget familial).

postdave a écrit:
Beaucoup sont encore chauffé à l'électrique, au fioul, n'ont pas de jardin du tout, ne sont pas dans une AMAP (qu'est est le taux de citadins inscrits en AMAP ?). Clairement je ne trouve pas la ville très vivable aujourd'hui, mais je pressent la catastrophe sanitaire et sociale. Pas un chaos rapide, mais une lente dégradation, couts alimentaires agumentant et dépendance totale, cout de chauffage idem, chômage touchant les voisins dégradant le climat social.

La dégradation touchera tout le monde, et moins ceux qui auront pris les devant, comme nous.
Mais je ne peux m'empêcher de penser que un jour, les jardins seront volés, de temps en temps.

postdave a écrit:
je comprends que tu ai pris la mouche, même si ça me décoit que tu penses que ce soit mon but.

Restons sur les arguments. Je pense qu'il y a de la place ici pour plusieurs stratégies, et pas une et une seule.
La mienne est complexe et argumentée. Je suis très résilient actuellement : cela fait 3 ans que je n'ai pas rentré de bois. Etre indépendant de la voiture rend les choses plus "faciles", quand je vois le plein arriver à 85 €.
Et si rupture il y a, tu sais très bien que j'ai des plans B, dont je profite largement pendant les vacances actuellement.

La question est centrée sur les enfants : s'expatrier en raz campagne, c'est implicitement accepter le pensionnat, dès que le Collège, le Lycée et l'Université est loin.
J'ai eu plusieurs vies : je sais ce qu'il en coute à un enfant. C'est donc un choix déjà tranché de mon coté. Et pas quand viendra la situation, remettant en cause une partie de ma stratégie.
Par contre, je le dis clairement, lorsque mon enfant aura les ailes déployées, je réviserais probablement ma stratégie.

En attendant, cette "contrainte" est intégré, depuis une bonne dizaine d'année. Depuis que mon enfant est né, je vais à la crèche, à l'école à pied ou en vélo. Et je ne changerais pas ce mode de vie exceptionnelle.

postdave a écrit:
Ton cas est à part, combien de gens conscient de tout ça en ville, combien de % des citadins aussi bien préparés que toi ?

Nous sommes en avance, mais les autres ne sont qu'en retard. Le retard peut se combler, rapidement, avec des politiques adéquates.

postdave a écrit:
Je ne démord pas du fait qu'à mon sens ou une bonne partie des villes vont devenir intenables, une sorte d'occupation de la guerre, mais avec 5 fois plus de population. Alors bien sûr ton cas particulier est résilient, mais encore une fois je parlais à titre général.

C'est une fausse impression. La vie est dure partout. Le pire est dans le périurbain, accumulant tous les désavantages : pas de service public, pas de proximité, des factures énergétiques qui s'envolent.
En ville, les centres villes sont choyées : culture, transport en commun, transition énergétique des habitats (éco quartier, amap, travaux d'isolation massive, vélo libre et bientôt auto libre, écoles, collèges, lycées, universités, etc...).

Cela va devenir compliquer pour ceux qui dépendent de 2 voitures. On le voit bien : périurbain et campagne votent FN. La rupture politique viendra d'eux.
Le FN dans les grandes villes s'effondrent. 6% à Paris, c'est du jamais vu. Les gens s'entraident plus. Se parlent. Se soutiennent. Combien d'outils je prète, et combien on m'en prête ! Dès que j'ai besoin de bras, on rapplique. et Inversement.
Et c'est pas une question de militantisme : ca vote Sarkozy, Bayrou et Mélenchon. Mais on s'entraide, tout simplement, car on en a besoin. On s'écoute, et on essaie de se comprendre.

Le peak oil, c'est un changement de paradigme politique : le néolibéralisme est mort, vive la fraternité !

postdave a écrit:
Mais j'y pense à l'instant, toi ayant tout prévu, tu risques d'attirer les jalousies de ceux qui se trouveront désemparés.

Comme partout. Un beau jardin, etc...
Mais je n'ai rien de flamboyant : au contraire, si je ressents un peu de désespérance, je trouve les mots pour expliquer ce que doit faire mes amis, mes copains. Mettre le doigt où cela va mal. Le prix du gaz augmente, il faut en sortir. Une galère ? Un coup de main !
C'est le moment de faire tomber l'entre soi.

postdave a écrit:
Internet est un bonus, mais il restera toujours les bouquins, et les voyages, les échanges. Ils seront lents, mais le temps ne comptera plus

Un enfant n'a pas ce temps. C'est bon pour un homme ou une femme "établie". Il a besoin d'apprendre et de se déplacer pour cela.
Plus tard, ce sera nous qui auront besoin d'un hopîtal de proximité.
_________________
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
Etape n°2 : Restons cool, le PO arrive...
Etape n°3 : "Mais à cet endroit, en ce moment, l'humanité, c'est nous, que cela nous plaise ou non", Samuel Beckett
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:28    Sujet du message: Nos enfants (nés ou à naitre)

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