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[Rupture] OGM, tous cobayes ?
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 20/09/2012, 05:42    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant



C'est à la une de quelques journaux, dont le JT de France Inter.

Une étude française le montre: les OGM sont hautement toxiques.

L’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, a mené des recherches en toute discrétion pendant deux ans, en nourrissant des rats au maïs transgénique. Résultat: un massacre :



Citation:
L'étude est publiée ce mercredi dans la revue américaine Food and Chemical Toxicology et reprise par Le Nouvel Obs.

L'équipe du professeur a travaillé dans le plus grand secret, craignant des interférences de l'industrie. Les scientifiques ont récupéré des semences de maïs OGM NK 603, propriété de Monsanto, via un lycée canadien. Ils ont ensuite nourri deux cent rats avec des croquettes fabriquées avec les récoltes obtenues. Résultat, selon le professeur: l'hécatombe.

Ainsi, les rats nourris avec le maïs transgénique traité ou non au Roundup, herbicide de Monsanto, ou alimentés avec de l'eau contenant de faibles doses d'herbicide, ont tous été victimes de lourdes pathologies au 13e mois de l'expérience. Chez les femelles, il s'agit d'explosions de tumeurs mammaires disproportionnées. Chez les mâles, le foie et les reins sont atteints d'anomalies marquées ou sévères.

Les rats OGM ont deux à trois fois plus de tumeurs que les rats non OGM, quel que soit leur sexe. Au 24e mois, en fin de vie, 50 à 80% des femelles OGM sont atteintes contre 30% chez les non-OGM. Et les tumeurs arrivent plus vite : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles.

"Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement que les agences sanitaires, les gouvernements et les industriels ne l'ont fait", a affirmé le professeur Seralini. Selon lui, le NK603 n'a jusqu'alors été testé que sur une période de trois mois, une période trop courte pour détecter l'apparition des tumeurs. Quelques OGM ont déjà été testés à trois ans, mais jamais avec des analyses aussi approfondies.

C'est la première fois, selon Gilles-Éric Seralini, que le Roundup est testé sur le long terme. Jusqu'à présent, seul le principe actif du Roundup sans ses adjuvants avait été testé plus de six mois. "Ce sont les meilleurs tests qu'on peut avoir avant d'aller tester chez l'homme", a dit le chercheur.

"L'étude est dans la suite des études faites par le passé par le professeur Seralini. Mais celle-ci montre de façon plus forte, plus fondée scientifiquement, que le maïs OGM a des effets négatifs. Et que c'est lié au pesticide aussi. L'étude montre et confirme ce que nous disons depuis un certain temps, et surtout dans des effets à plus long terme. C'est dangereux parce que dans le modèle d'agriculture OGM, les deux effets négatifs sont combinés: plante OGM et pesticide", nous explique Maurice Losch, spécialiste OGM chez Greenpeace.

La dangerosité du glyphosate, composant du Roundup, avait déjà été mise en lumière par des études indépendantes compilées dans un rapport de Greenpeace publié en 2011. Notamment, le rapport note que dans l'Etat argentin de Chaco, où les agriculteurs pulvérisent abondamment leurs cultures de soja et de riz OGM avec du glyphosate, les malformations à la naissance ont presque quadruplé de 2000 à 2009.

Le professeur Séralini détaillera ses conclusions dans un livre à paraître: Tous cobayes!, chez Flammarion.
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_une-etude-francaise-le-montre-les-og…


Oui, les OGM sont des poisons ! avec des photos.
L’étude qui remet en cause l’avenir des 46 OGM autorisés en Europe.
OGM : le gouvernement prend l'étude de Séralini très au sérieux.
OGM : Le Foll veut durcir les autorisations au niveau européen.
"Tous cobayes !" : l'enquête-choc qui révèle le scandale sanitaire des OGM
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MessagePosté le: 20/09/2012, 05:42    Sujet du message: Publicité

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Alter Egaux
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MessagePosté le: 20/09/2012, 17:37    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Un article expliquant où on peut trouver du maïs OGM NK 603 :
Citation:
Qu'est-ce que le maïs NK603, soupçonné de toxicité ?

Des rats nourris avec un maïs OGM (organisme génétiquement modifié) qui développeraient des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong : l'étude conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology a fait l'effet d'une bombe, mercredi 19 septembre. L'organisme génétiquement modifié visé : le maïs NK603, commercialisé par le géant américain Monsanto.
■Quelle est la particularité du NK603 ?

Le maïs NK603 a été modifié pour lui conférer une tolérance aux herbicides à base de Glyphosate. Il s'agit essentiellement du Round Up, l'herbicide le plus utilisé au monde, développé par la firme Monsanto. Les agriculteurs qui cultivent du maïs NK603 peuvent ainsi traiter leurs champs à l'aide de ce produit sans altérer les cultures.

■Où est-il cultivé ?

Le NK603 a reçu des autorisations de mise en culture, entre 2001 et 2011, dans douze pays du monde répertoriés par l'Isaaa, organisme qui promeut les biotechnologies végétales : aux Etats-Unis, en Argentine et au Brésil – trois pays qui produisent la majorité du maïs transgénique –, mais aussi au Canada, au Japon, en Afrique du Sud, aux Philippines, en Colombie, au Paraguay, en Uruguay, au Salvador et au Honduras.

En Europe, une demande d'autorisation pour la culture de cet OGM est en attente. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu un avis favorable le 11 juin 2009, mais la Commission européenne ne l'a pas encore validé, empêchant de fait son inscription au catalogue des variétés homologuées. Une quinzaine d'autres OGM sont en attente d'une autorisation à la culture dans l'Union, les procédures d'homologation étant bloquées en l'absence de consensus entre les Etats membres.

■Où peut-on trouver le NK603 en Europe ?

Le maïs NK603 a été autorisé à la mise sur le marché, via les importations, par la Commission, le 19 juillet 2004, après un avis favorable de l'EFSA datant de novembre 2003. Il est autorisé pour l'alimentation animale, ainsi que pour la fabrication de produits alimentaires pour l'homme, comme la farine ou la semoule de maïs.

Ces ingrédients peuvent donc potentiellement se retrouver dans les céréales, les biscuits apéritifs, la chapelure, les plats cuisinés, les sauces, les crèmes desserts, les potages ou encore les pâtisseries. Ce maïs transgénique peut par ailleurs être utilisé dans des additifs alimentaires, comme l'amidon oxydé (E1404), les phosphates d'amidon (E1410, E1412 à E1414) ou le sorbitol (E420). Mais il est impossible d'être sûr de la présence de ce maïs, dans la mesure où la réglementation européenne n'impose pas un affichage signalant la présence d'OGM pour des produits contenant moins de 0,9 % d'organismes génétiquement modifiés.


■Cet OGM pourrait-il se voir interdit à la suite de l'étude ?

Mercredi, le gouvernement français a saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) ainsi que le Haut conseil des biotechnologies (HCB), pour examiner respectivement les risques nutritionnels et sanitaires des aliments et les risques environnementaux. En fonction de leur avis, l'Etat français pourra demander aux autorités européennes de prendre des mesures d'urgence.

De son côté, la Commission européenne a saisi l'EFSA. Après examen des risques sanitaires et pour l'environnement, les experts de l'agence peuvent demander la suspension de l'autorisation de mise sur le marché. "En réalité, s'il n'est pas rare qu'une variété soit réexaminée, aucune autorisation donnée n'a jamais été suspendue par la Commission", livre Eric Meunier, chargé de mission à l'association Inf'OGM.

S'ils estiment malgré tout son interdiction nécessaire, les Etats membres peuvent en dernier recours, au nom du principe de précaution, faire jouer la clause de sauvegarde pour interdire l'OGM sur leur territoire. La France l'a ainsi fait en 2008, avec six autres pays – Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg –, pour le maïs MON810, au motif qu'il risquait de contaminer les cultures traditionnelles et biologiques.

■Quels sont les OGM autorisés en Europe ?

Deux sortes d'OGM sont autorisés en Europe à la culture : le maïs MON810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF. Mais dans la pratique, le MON810 est le seul à être cultivé, en Espagne essentiellement (80 % des surfaces cultivées) ainsi qu'au Portugal, en République tchèque, en Roumanie et en Slovaquie. Au total, les surfaces cultivées représentent 94 800 hectares. BASF a, de son côté, finalement renoncé à cultiver la pomme de terre Amflora en Europe.

L'Union européenne a par ailleurs autorisé quarante-quatre autres OGM pour la commercialisation via des importations. On y trouve vingt-cinq variétés de maïs, huit de coton, sept de soja, trois de colza et une de betterave.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/19/qu-est-ce-que-le-mais-nk60…


Bon appétit ! Wink
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Crevette
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MessagePosté le: 20/09/2012, 20:12    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

On croit rêver en voyant la réaction de la FNSEA, depuis fort longtemps pro OGM. Un monument d'hypocrisie:

La FNSEA, principal syndicat agricole français, a réclamé mercredi la "transparence" des aliments importés destinés au bétail en matière d'OGM et s'en remet aux scientifiques. "En tant qu'éleveur, nous devons avoir toutes les garanties, donc nous demandons la transparence aux fabricants de produits alimentaires destinés au bétail", a indiqué Christiane Lambert, l'une des vice-présidentes de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).

http://www.lepoint.fr/societe/ogm-la-fnsea-reclame-la-transparence-sur-les-…

La FNSEA a présenté les OGM comme un progrès indispensable et fait du lobbying à tous les niveaux.

J'ai entendu cette année, dans une réunion publique des agriculteurs de ma commune, un producteur de porcs en intensif dire: "Je ne veut pas qu'on dise que je tue des gens"
C'est con, alors, on peut le faire mais surtout pas le dire.

J'espère qu'il va se passer quelque chose après cette étude, et que l'agroindustrie va prendre une grosse claque.
Parce que la plupart des éleveurs en intensif (hors sol en particulier) n'ont pas assez de terre pour nourrir leurs élevages concentrationnaires.
Tout est livré par camions.

Sans importations (OGM) c'est la faillite.
Pas de bol pour eux, il n'y a presque que des OGM à importer.

Souhaitons donc que les producteurs d'OGM de part le monde ne puissent plus les cultiver...

Et je ne parle même pas des firmes productrices de semences...
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 21/09/2012, 20:09    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Quelques précisions sur l'étude :
Citation:
OGM, attention danger

Une étude récemment publiée par un chercheur de l'université de Caen révèle une dangerosité potentielle des OGM. Notre blogueur associé Laurent Pinsolle en profite pour appeler au principe de précaution vis-à-vis de leur commercialisation.

Cela fait bientôt quatre ans et demi que Monsanto essaie d’imposer la commercialisation de ses maïs transgéniques en France. Devant l’opposition des gouvernements, la multinationale utilise toutes les ficelles mises à disposition par l’Europe. Mais une récente étude pourrait bien lui couper les ailes.

Il faut être honnête : il est difficile d’y voir clair parmi les études contradictoires sur la toxicité supposée des OGM Monsanto quand on n’est pas scientifique. Cela est d’autant plus compliqué que celles qui concluent à l’absence de danger sont souvent financées par les entreprises qui commercialisent les semences, ce qui pose un évident problème de confit d’intérêts. Du coup, la publication d’une étude conduite par un biologiste de l’université de Caen a fait l’effet d’une bombe.

Comme le souligne Le Monde, le protocole de cette étude est très ambitieux puisqu’il concerne plus de 200 rats sur deux ans (bien plus que les autres études) avec un budget de 3 millions d’euros, financé par plusieurs organismes (Etat, association de distributeurs, mais aussi une association qui milite contre les biotechnologies). Les rats ont reçus un régime alimentaire composé de trois doses différentes d’un maïs transgénique Monsanto, associé ou non avec l’usage du Round Up.

Alors que «30% des mâles et 20% des femelles du groupe témoin sont morts spontanément (une fois la période moyenne de survie écoulée), jusqu’à 50% des mâles et 70% des femelles sont morts dans des groupes nourris avec l’OGM». Il n’y a pas de différence en fonction de la part d’OGM dans le régime alimentaire. En fait, les OGM auraient perturbé le système hormonal des animaux et entrainé la modification d’une enzyme impliquée dans la protection contre le cancer.

L’urgence du principe de précaution

De manière atypique, l’auteur de l’étude s’est engagé à fournir toutes les données brutes de manière à permettre à d’autres scientifiques d’analyser ces résultats. Même si nous manquons un peu de recul sur cette étude, Le Monde souligne qu’elle est «publiée dans une revue importante, ne publiant qu’après une relecture par les pairs, c’est-à-dire une expertise technique sur les résultats présentés». Bref, l’inocuité des OGM a sérieusement du plomb dans l’aile.

L’auteur de l’étude accordé une interview tonique au Nouvel Observateur où il se demande pourquoi nous laissons faire : «Inconscience ? Négligence ? Lâcheté ? Collusion avec le monde industriel ?». En tout cas, cette étude a le mérite de démontrer qu’il convient sans aucun doute d’être beaucoup plus prudent à l’égard des OGM et d’imposer un vrai principe de précaution, sans quoi on risque d’autoriser la commercialisation de produits dont on découvrira plus tard qu’ils sont toxiques.

A ce titre, il est dommage de ne pas avoir rappeler le rôle de l’Europe, qui essaie en permanence d’imposer la commercialisation des OGM, que ce soit la Commission ou de la Cour de jusice de l'Union européenne, contre l’avis des gouvernements et de la population, profitant des règles byzantines et anti-démocratiques de l’Union Européenne. Bref, cette Europe défend bien plus certains intérêts particuliers qu’elle ne semble se soucier de la santé des peuples qui la composent.

Comme je l’écrivais en 2008, il ne s’agit pas de tout interdire car la recherche est porteuse de progrès. Mais cette recherche doit se faire dans de bonnes conditions de sécurité et il est encore plus essentiel de ne pas prendre de décisions hâtives concernant la commercialisation.

http://www.marianne2.fr/OGM-attention-danger_a222764.html

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MessagePosté le: 03/10/2012, 05:43    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Spontanément : Rolling Eyes

Citation:
Quarante chercheurs signent une tribune contre l'étude du Pr. Séralini sur les OGM

Ces scientifiques du CNRS, de l'Inra et de l'Inserm estiment dans les pages de «Marianne» que l'étude publiée par ce chercheur relève davantage du «coup médiatique».

Des dizaines de scientifiques de l’Inra, du CNRS et de l’Inserm dénoncent l'étude alarmante du professeur Gilles-Eric Séralini qui tend à démontrer la toxicité des OGM, criant au «coup médiatique» et appelant à sortir de «l’opposition idéologique» à cette technologie.

«Cette étude doit être considérée plus comme un coup médiatique que comme une révélation de résultats scientifiques», écrivent 40 chercheurs, principalement issus de ces trois organismes publics qui réalisent études et expérimentations sur les OGM, dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire Marianne.

L'étude menée par le professeur Gilles-Eric Séralini a mis en cause l’innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603, mis au point par le groupe Monsanto. Ces scientifiques rappellent les principales critiques émises à l'égard de l'étude publiée le 19 septembre : «petite taille des effectifs par lot qui ne permet pas de tirer des conclusions statistiques sérieuses», «manque de précisions sur la composition de la nourriture donnée au rats», «lignée de rats qui développent spontanément des tumeurs»...

Ils se disent également «étonnés» du fait que les pouvoirs publics français, «pourtant habitués à faire du zèle dans ce domaine», n’aient pas instauré un moratoire immédiat sur le produit concerné. «S’attendent-ils à une invalidation de cette étude par les instances d'évaluation officielles ?», poursuivent-ils.

Par ailleurs, près de 140 chercheurs, dont une partie est signataire de la tribune, ont signé aussi une pétition lancée sur le site du CNRS qui appelle à «un débat raisonné sur les OGM». «L’hypermédiatisation, savamment organisée, de cette étude» fait partie des «entraves à un débat serein», écrivent les chercheurs, qui appellent à ne pas faire «l’impasse» sur des technologies qui peuvent, selon eux, permettre de répondre à «des défis majeurs» comme le changement climatique et l’accroissement rapide de la population mondiale.

«C’est de ce débat dont nous avons besoin, pas d’une opposition stérile, souvent idéologique, et volontairement stigmatisante».

Une première analyse sur l'étude du Pr Séralini par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) est attendue cette semaine.
http://www.liberation.fr/sciences/2012/10/02/quarante-chercheurs-signent-un…

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MessagePosté le: 05/10/2012, 05:47    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Tir à boulet rouge sur l'étude Séralini :
Citation:
OGM : l’Allemagne recale l’étude Séralini

Une première analyse de l’étude de Gilles-Eric Séralini sur les OGM vient d’être publiée. Elle émane de l’Agence de sécurité sanitaire allemande. Marianne l’a lu. Ravageuse pour le chercheur français. Elle conforte la lettre ouverte signée de généticiens et de biologistes publiée dans Marianne (n° 806, 29 septembre), et rejoints depuis par une trentaine d’autres dont nous publions ici la signature.

Agence allemande de sécurité sanitaire BfR (Das Bundesinstitut für Risikobewertung) a mis les bouchées doubles. En moins de deux semaines, elle a réalisé une première évaluation de l’étude de Gilles-Eric Séralini sur les OGM, « Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified Maize », mis en scène avec fracas par le Nouvel Observateur sous le titre « Oui, les OGM sont des poisons ».

« Elle n’apporte aucune raison valable pour ré-examiner le glyphosate – (molécule constitutive du Roundup, NDLR) et le maïs génétiquement modifié » conclut l’institut sous la plume de son vice-président, le professeur Reiner Wittkowsky, consultable sur le site de l’agence. « L’étude manque de robustesse autant dans la conception que dans l’analyse statistique » écrit l’auteur. Pis, « en raison de la conception insuffisamment rigoureuse et la manière de présenter et interpréter les données, les conclusions essentielles des auteurs ne sont pas compréhensibles ». Sévère pour une publication scientifique publiée dans une revue à comité de lecture…

La manière dont les rats ont été choisis et utilisés n’est, selon l’agence allemande, pas conforme aux bons usages de laboratoire: « leur nombre est trop petit, il ne correspond pas aux standards internationaux définis pour les recherchers sur l’impact cancérogène d’une substance. » Enfin, Séralini & co ne fournissent aucune indication sur le régime alimentaire des rats, laissant la porte ouverte à tous les autres risques inhérents aux aliments absorbés et à leur qualité.

Voilà donc l’étude Séralini taillée en pièce par un institut public dépendant du Ministère fédéral de l’alimentation, de l’agriculture et la protection des consommateurs. Il engage donc l’Etat allemand qui comme en France, doit faire face à une contestation très forte de l’utilisation des OGM. On peut donc imaginer qu’il manie ce genre d’étude avec la plus grande prudence. Et surtout qu’il procède avec rapidité, histoire de calmer les psychoses.

En France, le choix a été fait par l’ANSES de prendre son temps. Selon nos informations, elle met un soin particulier à choisir ses experts, traquant férocement tout conflit d’intêrets. Histoire d’éviter toute polémique. Mais au risque que son avis passe totalement inaperçu après le raz-de-marée médiatique qui a entouré l’étude.

Nous mettons en ligne la tribune signée de généticiens et de biologistes publiée dans le numéro 806 de Marianne, paru le 29 septembre :

L’ETUDE «CHOC» SUR LES OGM DECLENCHE UN TOLLE MONDIAL :

De multiples études scientifiques réalisées sur le long terme, de deux à trois ans, sur des animaux (rats, bovins, cochons et volailles) n’avaient, jusqu’à présent, révélé aucun effet négatif des plantes OGM sur leur santé. Des millions d’animaux ont été nourris de par le monde avec des produits végétaux issus de plantes génétiquement modifiées depuis plus de quinze ans. Aucun signe clinique de maladie n’a jamais été signalé par les vétérinaires, même pour les reproducteurs âgés.

Aussi, la dernière annonce du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), selon laquelle le maïs génétiquement modifié NK 603 déclenchait assurément des tumeurs sur les rats a-t-elle provoqué l’étonnement de la communauté scientifique. Cette bombe médiatique a relancé le débat sur l’innocuité des OGM pour la santé dans l’opinion publique qui s’inquiète légitimement des conclusions de l’étude.

Stupéfaction des scientifiques
La médiatisation extraordinaire de l’étude a entraîné une réaction exceptionnellement rapide et très critique de la part de la communauté scientifique dans le monde entier. Des chercheurs américains, australiens, suisses, anglais, ont émis, comme l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), de très nombreuses réserves sur la méthode utilisée, la petite taille des effectifs par lot qui ne permet pas de tirer des conclusions statistiques sérieuses, le manque de précisions sur la composition de la nourriture donnée aux rats, etc. D’autres scientifiques, tout aussi nombreux, s’étonnent que les auteurs de l’étude aient retenu comme lignée des rats de type Sprague-Dawley-Harman. Le choix de cette lignée de rats qui développent spontanément, et avec une fréquence très élevée, des tumeurs est incompatible avec des lots de 10 animaux pour une étude de toxicologie cherchant à mettre en évidence un effet cancérigène.
L’absence de communication des données brutes de cette étude accentue les doutes de la communauté scientifique sur les conclusions qui en ont été tirées par les auteurs.

Des Etats perplexes
Nous sommes en outre très étonnés des réactions des Etats impliqués par les résultats de l’étude du Criigen. Après de telles conclusions, aussi dramatiques et péremptoires, les pouvoirs publics des pays producteurs de cet OGM ou des pays importateurs n’auraient-ils pas dû instaurer un moratoire immédiat, principe de précaution oblige ? Or aucun d’entre eux n’a pris une telle décision, pas même les pouvoirs publics français, pourtant habitués à faire du zèle dans ce domaine. S’attendent-ils à une invalidation de cette étude par les instances d’évaluation officielles, comme cela a été le cas pour de précédentes études réalisées par le Criigen ?

La grande distribution paie et tire les bénéfices
Cette étude a été financée, pour partie, par Carrefour et Auchan. Les responsables de ces deux entreprises en connaissent donc les résultats terrifiants depuis plusieurs mois. Pourquoi n’ont-ils pas, séance tenante, retiré de leurs rayons français comme étrangers tous les produits alimentaires susceptibles de contenir des traces de cet OGM ? Doutent-ils des résultats ? La seule réaction connue est celle de Carrefour qui a lancé en France une nouvelle campagne de publicité pour vanter ses produits « sans OGM » le lendemain de la révélation des conclusions de cette étude. Certainement un pur hasard du calendrier

Le débat scientifique sacrifié
Cette étude doit être considérée plus comme un coup médiatique que comme une révélation de résultats scientifiques. Informés des résultats sans avoir pu avoir accès aux données de base, un grand nombre de journalistes et d’hommes politiques se sont comportés comme de simples amplificateurs d’un message parfaitement « marketé » : une étude révélatrice, deux livres sortant simultanément quelques jours après la publication dans le Nouvel Observateur, un film… Une telle démarche n’est pas une démarche scientifique éthiquement correcte. Comme l’a écrit Sylvestre Huet, journaliste à Libération, « cette opération est un désastre pour le débat public, sa qualité, sa capacité à générer de la décision politique et démocratique. »

Attendons donc dans le calme l’évaluation de cette étude par les instances d’expertise officielles françaises et européennes.
Ces chercheurs de l’INRA, CNRS, INSERM, universités (France, Belgique, Canada, Italie, USA, Australie, Brésil, Suisse, Angleterre), sont les suivants:

Yannick Andréol, Dominique Anxolabehere, Francine Casse, Bruce Chassy, Gérard Corthier, Yvette Dattée, Alain Deshayes, Michel Dron, Dusco Ehrlich, Marc Fellous, Christian Ferault, Claude Gaillardin, Patrick Gaudray, Pascal Genschik, Nicole Grignon, Rosine Haguenauer-Tsapis, Danièle Hernandez-Verdun, Klaus-D Jany, Dominique Job, Philippe Joudrier, Claudine Junien, David Klatzmann, Hubert Laude, Chris Leaver, Olivier Lemaire, Pierro Marandini, Bernard Mauchamp, Claude Mawas, Alan McHugan, Piero Morandini, Jean-François Morot-Gaudry, Vovian Moses, C.S Prakash, Wayne Parrott, Gérard Pascal, Alain Pavé, Georges Pelletier, Georges Periquet, Jean-Claude Pernollet, Dominique Planchenault, Ingo Potrykus, Francis Quetier, Catherine Rameau, Hubert de Rochambeau, Pascal Simonet, Lucia de Souza, Maxime Schwartz, David Tribe, Daniel Vaiman, Marc Van Montagu, Robert Wager.
http://www.marianne2.fr/OGM-l-Allemagne-recale-l-etude-Seralini_a223146.htm…

Et contre attaque de Gilles-Éric Séralini :

Citation:
OGM : Séralini ne fournira rien de plus à l'Efsa

L'auteur de l'étude-choc sur le maïs Monsanto exige que l'Autorité européenne publie d'abord les données qui lui ont permis d'autoriser les OGM.

Le chercheur français Gilles-Éric Séralini, qui a dirigé une étude-choc sur un maïs OGM de Monsanto, a indiqué jeudi qu'il ne donnera aucune donnée supplémentaire à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à qui il demande de publier ses propres éléments. À la question : "Allez-vous fournir à l'Efsa davantage d'informations sur votre étude comme elle vous le demande ?", le professeur de l'université de Caen a répondu : "Nous attendons qu'ils fournissent ceux (les éléments) qui ont permis d'autoriser cet OGM et ce pesticide en particulier, mais aussi les autres OGM."

L'étude qui porte sur le maïs NK 603 et le Round Up, produits par Monsanto et importés en Europe, a été publiée le 19 septembre dans la revue Food and Chemical Toxicology. Séralini dit en montrer la toxicité. L'Autorité sanitaire européenne a indiqué jeudi dans un communiqué que "sans ces éléments (supplémentaires qu'elle réclame, NDLR), il est peu probable que l'étude (sur ce maïs OGM) se révèle fiable, valide et de bonne qualité". Mais, pour le chercheur et son équipe, "il est absolument scandaleux qu'ils (l'Efsa) gardent secrètes les données qui leur ont permis d'évaluer" cet OGM et ce pesticide. "De toute façon, on ne leur donnera rien à eux. On mettra ça sur un site public quand eux l'auront fait", a poursuivi le professeur de biologie moléculaire. Dans un communiqué, Gilles-Éric Séralini estime que "l'agence est juge et partie" et que "l'Efsa, pour autoriser ces mêmes produits, a travaillé de manière laxiste à très court terme avec les données problématiques de Monsanto, et très, très insuffisantes". "Nous demandons immédiatement un accès public sur Internet" à ces données, martèle-t-il. "Nous n'attendons rien de l'Efsa, mise lourdement en cause pour conflits d'intérêts sur les OGM."

Séralini dit vouloir être jugé par "la vraie communauté scientifique, pas par celle qui s'exprime dans Marianne et qui est composée à 80 % de gens qui ont permis les autorisations de ces produits". Il affirme avoir le soutien "par centaines de mails tous les jours" de scientifiques. Des dizaines de scientifiques de l'Inra, du CNRS et de l'Inserm ont dénoncé dans Marianne l'étude Séralini, criant au "coup médiatique" et appelant à sortir de "l'opposition idéologique" à cette technologie.
http://www.lepoint.fr/science/ogm-seralini-ne-fournira-rien-de-plus-a-l-efs…

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MessagePosté le: 11/10/2012, 17:56    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Pourquoi être obligé de se cacher pour étudier les OGM
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MessagePosté le: 12/10/2012, 09:47    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

LCP invite Séralini suite à l'audition à la commission sur les OGM : OGM : l'étude qui dérange (44 min).
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Dernière édition par Alter Egaux le 13/10/2012, 10:37; édité 1 fois
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MessagePosté le: 13/10/2012, 10:37    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Alter Egaux a écrit:
Spontanément : Rolling Eyes

Citation:
Quarante chercheurs signent une tribune contre l'étude du Pr. Séralini sur les OGM
«lignée de rats qui développent spontanément des tumeurs»...

C'est argument se retourne contre ses quarante chercheurs :
Les rats de la race ''Sprague-Dawley'', ont effectivement été utilisée dans l'étude de Séralini, mais aussi par celle de Monsanto pour valider sur le marché cet OGM.
La différence est sur la longueur de l'étude : 2-3 mois pour Monsanto, 2 ans pour l'étude de Séralini, avec une durée de vie de 2,5 ans pour les rats. C'est ce que Séralini, invité par LCP explique, suite à l'audition à la commission sur les OGM (vers 18 min).
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MessagePosté le: 13/10/2012, 16:45    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Mise en ligne des Travaux en commission : Audition de Gilles-Eric Séralini, auteur de l’étude sur le maïs génétiquement modifié sur LCP. Okay
La dose étudiée correspond à un repas américain. (sic)
Les tumeurs arrivent parfois 600 jours avant le groupe témoin (groupe contrôle, nourrit sans OGM et sans Round up). Bilan, tumeurs, problèmes hépatiques et rénaux, dérèglement hormonal, etc... Une bombe sale dans le corps !

A noter que
blogs.rue89.com a écrit:
le Parlement européen votait en mai 2012 le blocage du budget de trois agences (l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Agence européenne du médicament et l’Agence européenne de l’environnement) en les sommant de faire le ménage contre ces conflits d’intérêts qui nuisent à la crédibilité des institutions. Une réforme en cours à laquelle la cour des comptes vient de donner un nouveau coup de balai.
http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/10/12/quatre-agences-europee…


Au cas où, la version DailyMotion de la commission : ICI.
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MessagePosté le: 23/10/2012, 06:08    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

L'offensive contre Séralini continue :
OGM: L'agence de sécurité sanitaire réfute les conclusions de l'étude Séralini

Citation:

L'agence de sécurité sanitaire française (Anses) souligne le besoin de lancer de nouvelles études de long terme sur les OGM...

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) ont réfuté tour à tour ce lundi les conclusions de l'étude du Pr Séralini sur la toxicité d'un maïs transgénique, très critiquée mais qui a aussi relancé le débat sur les procédures d'homologation des OGM.

Le HCB a estimé dans son avis qu'il n'y avait «pas de causalité entre les événements observés et la consommation de maïs NK603, traité ou non avec l'herbicide Roundup». «Le dispositif expérimental mis en oeuvre [sur des rats] est inadapté aux objectifs de l'étude», juge également le HCB. De son côté, l'Anses a estimé que ces recherches «ne permettent pas de remettre en cause les évaluations réglementaires précédentes sur le maïs NK603 et le Round-up», produits par la firme américaine Monsanto.

Besoin d'études à long terme

Pour l'Agence, «la faiblesse centrale de l'étude réside dans le fait que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données (qui) ne permettent pas d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou de pesticide et les pathologies constatées...» L'Anses a néamoins souligné «le nombre limité de publications traitant des effets potentiels à long terme d'une consommation d'OGM associés à des pesticides» et appelé à «engager des travaux sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés à des pesticides».

L'Anses et le HCB ont pris un mois pour examiner les travaux du Pr Gilles-Eric Séralini, un biologiste de l'université de Caen, qu'elles ont auditionné. «Pour plus de la moitié des OGM étudiés», l'Anses estime que «les données fournies par l'industriel ne sont pas suffisantes pour conclure sur la sécurité sanitaire liée à la consommation de l'OGM».

Critiques

Depuis la publication de son étude, le 19 septembre, dans la revue scientifique Food and chemical toxicology, le travail du chercheur a été sous le feu des nombreuses critiques de la communauté scientifique. Vendredi, fait rare, six Académies nationales (Agriculture, Médecine, Pharmacie, Sciences, Technologies et Vétérinaire) ont publié un texte commun dans lequel elles se montrent très sévères avec l'étude en question: «un non-événement scientifique» dont «les nombreuses insuffisances» ne permettent «aucune conclusion fiable».

Plusieurs aspects de son étude sont visés: la taille des échantillons, le type de rats utilisés pour l'expérience (connu pour développer des tumeurs), le manque de précisions de la composition des menus administrés aux rats, la faiblesse des modèles statistiques. Le Pr Séralini a estimé que son étude avait «des limites statistiques comme toutes les études faites avec dix rats» par groupe étudié.

Une étude «inadéquate» et «insuffisante»

«Mais l'Efsa (Europan food safety authority) a autorisé des maïs transgéniques sur la foi d'études avec 5 ou 6 rats, des travaux produits par l'industriel lui-même qui ne communique pas les données brutes de l'étude», déplore le biologiste. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé que son étude était «inadéquate» et «insuffisante» pour remettre en question l'innocuité de ce maïs. L'agence sanitaire allemande est allée dans le même sens.

Gilles-Eric Séralini a estimé avoir été «extrêmement mal reçu» au HCB. «Je ne comprends pas cette agressivité de la part d'agences si ce n'est que mon travail démontre leur laxisme», a-t-il déclaré à l'AFP. Avec l'Anses, il a fait état «d'un dialogue constructif» et dit que l'agence considère que «c'est évidemment un problème de tenir confidentielles certaines données», une allusion aux tests que les industriels produisent pour faire homologuer leurs plantes génétiquement modifiées.

Bizarre de lui reprocher les type de rats, pourtant du même type que pour les études "Monsanto". On pourrait lui reprocher "les types de rats sur 2 ans d'étude", mais les rats ayant mangés du Roundup et des OGM ont développé des tumeurs 600 j avant les autres.
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MessagePosté le: 26/10/2012, 07:27    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

OGM : l’étude Seralini mise en pièce, son auteur sauvé du déshonneur .
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Crevette
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MessagePosté le: 27/10/2012, 21:09    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Les agences de sécurité sanitaire et les médias sont en train de perdre le peu de crédibilité qui leur restait.
De même que les académiciens...

Plus ils critiquent, plus ils s'enfoncent...
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MessagePosté le: 21/11/2012, 06:37    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Du bon et du bio pour eux, les riches, et les OGM pour le peuple.
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porcinet
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MessagePosté le: 24/11/2012, 00:15    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ? Répondre en citant

Moi, j'aime bien les OGM et j'attends avec impatience de meilleures manipulations du vivant.
A quand un cochon à 12 cuisses ? Que fait-t-on de nos impôts ?
Halte à la déprime, la nature ne nous a pas encore offert toutes ses potentialités.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:13    Sujet du message: [Rupture] OGM, tous cobayes ?

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