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Résilience : Capacité d'une famille, d'un groupe ou d'une structure à s'adapter et rebondir suite à un choc violent.

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Le survivalisme dans les médias
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Ramite
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MessagePosté le: 21/11/2012, 07:23    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Là-bas si j'y suis chez les survivalistes étatsuniens, en deux émissions :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2578

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2579
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MessagePosté le: 21/11/2012, 07:23    Sujet du message: Publicité

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Alter Egaux
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MessagePosté le: 04/12/2012, 07:51    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Journal 3D (France Inter) : Pourquoi les survivalistes?, et l'anthropocène

Fichier 273073201426.mp3
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postdave
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MessagePosté le: 18/12/2012, 08:46    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Belle publicité pour le survivalisme que cette tuerie.

Citation:
Une survivaliste qui se péparait au pire

Ce week-end, le Daily Mail la présentait comme une survivaliste, qui stockait chez elle de l’eau et de la nourriture. Selon sa sœur, Nancy pensait que la crise économique actuelle signerait la fin de la civilisation. C’est dans cette perspective qu’elle a appris, et enseigné à ses fils, à tirer. Plus qu’une survivaliste, Nancy Lanza était une «prepper», ces Américains de plus en plus nombreux qui se préparent aux catastrophes, que ce soit le chaos économique, le changement climatique, le terrorisme ou les catastrophes naturelles comme récemment l'ouragan Sandy.

Au total, elle possédait cinq armes à son domicile. Deux ont servi lors du massacre, une troisième a été retrouvée dans le coffre de sa voiture, devant l’école après la tuerie.


http://www.20minutes.fr/monde/1065805-tuerie-newtown-etait-mere-adam-lanza
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Valy
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MessagePosté le: 18/12/2012, 10:58    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Pour sûr, stocker de l'eau et de la nourriture est un comportement foncièrement asocial scared

Dans quelques heures, ils trouveront bien un psy pour expliquer que la crise de folie du jeune a été engendrée par sa mère et les mayas, et qu'il a tué les gamins pour leur éviter un scénario tout à fait hypothétique/ridicule (rayez la mention inutile).
Ainsi, tout questionnement sur l'avenir de notre société sera présenté comme une conduite totalement anxiogène à éviter à tout prix.

En résumé :
C'est Noël, consommons !
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postdave
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MessagePosté le: 18/12/2012, 16:46    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

asocial oui, un peu quand même. le survivalisme est une solution individualiste, donc asociale par essence.
Mais bon, ce n'est pas péjoratif d'être asocial (surtout dans nos sociétés modernes).
A ne pas confondre avec la résilience collective.Par exemple, stocke de l'eau, tu seras survivaliste, déménage à côté d'un ruisseau tu seras transitioniste résilient.

Le souci dans cette famille, vient des armes. Posséder une arme, c'est accepter de devoir s'en servir. En posséder 5...
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Jon
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MessagePosté le: 19/12/2012, 13:51    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Je crois qu'il n'y a jamais eu de meilleur moment que ces temps ci pour cacher son projet de préparation ...
La sphère survivaliste/transitionniste/décroissante est devenue tellement large qu'elle va imploser, si ce n'est déjà fait ...
Je ne sais pas si parmis vous, certains font le tour du web et de ce qui se dit ou se fait à droite à gauche ... Mais c'est la guerre civile !
Certains forums partent en croisade contre certains blogs. Des communauté fac*book se désolidarisent de ceci ou cela ...
Les médias s'amourachent du sujet qui visiblement fait vendre ... Le calendrier maya y étant certainement pour quelquechose aussi ...

Je constate par ailleurs que les forums qui se sont tenus à l'écart de la notion "survivaliste" évitent le rouleau compresseur journalistique.

L’engouement répandu pour le stockage de denrées et de matériel est pour moi une évolution manifeste du consommateur aveugle qu'on nous demande d'être :
La plupart de ces "stockeurs" ont compris qu'on allait vers un "moins" ... Déprimé par cet état de fait, on se console en achetant matériel et repas lyophilisés (made in china) à prix d'or ...

Aujourd'hui, je mets un point d'honneur a bien faire la différence entre résilience et survivalisme ... Car on peut se poser la question des lobbys qui se cachent derrière cette mouvance ... Méfiance donc ...
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postdave
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MessagePosté le: 19/12/2012, 14:17    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Eldherin a écrit:

Aujourd'hui, je mets un point d'honneur a bien faire la différence entre résilience et survivalisme ... Car on peut se poser la question des lobbys qui se cachent derrière cette mouvance ... Méfiance donc ...

Tu fais bien, je pense qu'ici même si c'est un forum peu fréquenté, on a su éviter les écueils du survivalisme catastrophisé.

Quand à la récupération commerciale de cette mouvance survivaliste, elle est criante. J'ai vu récemment que Piero Falotti alias piero sans giorgio, avec monté avec E&R un site de vente en ligne de matériel de survie.
Clairement, le survivalisme est de droite, idéologie égoïste, individualiste court termiste.

Attention cependant à ne pas tomber dans l'angélisme non plus, la seule critique à retenir des survivaliste, c'est qu'un minimum de précaution/défense est vital (mais là encore, l'arme à feu est optionnelle).
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Jon
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MessagePosté le: 19/12/2012, 14:51    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Je vais essayer d'éviter le hors sujet ... Mais j'ai longtemps pesé le pour et le contre dans mes réflexions ... J'ai donc fini par arriver à la même conclusion que toi : L'arme a feu est optionnelle ... Elle pourrait être EXTRÊMEMENT utile ! voir salutaire dans une poignée de cas ...

Mais étant père de famille, je crois qu'elle peut surtout être dangereuse dans la maison. Que risque-t-il le plus d'arriver :

1) Une attaque de hordes de vandales affamés et/ou zombies
2) Un des mes ado fasciné par l'interdit (hem ... qui dira le contraire) qui s'empare de l'outil ...

Il s'agit donc d'être pragmatique en la matière ...
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jambe
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MessagePosté le: 19/12/2012, 15:14    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Citation:

Les casaniers de l’apocalypse
par Denis Duclos, juillet 2012

Apprendre à faire pousser des haricots, des choux-fleurs ou des rutabagas ; faire son pain (ou ses beignets d’orties), élever des poules ou mitonner des confitures, conserver des paquets de semences, se soigner à l’aloe vera, tricoter un chandail, faire fonctionner un moteur diesel à l’huile de cuisine, récupérer l’eau de pluie et de puits, rendre son chalet autonome en énergie, etc. Tout cela peut paraître innocent, voire réjouissant. Pour les preppers — ou adeptes du prepping, « préparation » —, cependant, ce n’est pas d’un simple passe-temps qu’il s’agit, mais d’un entraînement au futur probable.

Cette « sous-culture d’Américains se préparant à l’effondrement de la civilisation (1) » dessine une vaste constellation d’inquiétudes. Elle associe l’idée de « se préparer », d’ordinaire appliquée aux urgences de type ouragan ou tremblement de terre, à l’ensemble des crises, locales ou systémiques.

Ils sont de plus en plus nombreux — au moins trois millions — à travailler à des plans détaillés pour survivre à la « fin du monde tel que nous le connaissons (2) ». La célèbre chaîne télévisée du National Geographic y consacre un reality-show très suivi ; chaque mois, trois cent mille personnes consultent le site-phare SurvivalBlog.com, et plusieurs réseaux concurrents se sont développés aux Etats-Unis et au Canada (Viking Preparedness, The Survival Mom, Ready Nutrition, Pioneer Living Survival Magazine, Prepper, The Suburban Prepper, The Prepper E-Book…), mais aussi en Amérique latine et désormais en Europe et en Asie. Peu d’études ont été réalisées sur leur sociologie, mais tous les milieux semblent concernés, en particulier les jeunes et les catégories suburbaines surendettées. Des figures emblématiques ont émergé à partir de blogs, de livres à grand tirage ou d’émissions radiophoniques. Ainsi, le pape des preppers, M. James Wesley Rawles, ancien officier du renseignement et chrétien conservateur, vend-il ses ouvrages à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires (3). Il s’entoure de mystère en ne dévoilant pas le « ranch secret » où il a installé sa famille pour survivre au moment fatidique.

Prévoir la fin du monde est une démarche classique des sectes et des Eglises qui en ont émergé. Mais, à la différence des millénaristes, les preppers n’attendent pas un désastre précis censé se produire à une date déterminée. Tout peut arriver, n’importe quand, ils ne sont pas sectaires sur ce point : météorite géante ou planète heurtant la Terre, éruption gigantesque, combinaison de désastres écologiques, pandémie, guerre nucléaire entre l’Occident et la Chine, hyperinflation, effondrement du système bancaire mondial en moins de douze heures (votre carte de crédit ne marche plus demain !), désordres révolutionnaires, loi martiale : tout est bon. Cet opportunisme catastrophiste permet à la fois d’éviter la déprime post-apocalypse — une affliction qui frappa M. Harold Camping, le directeur de Family Radio, ses fidèles ayant été déçus de ne pas assister à la fin du monde prévue pour octobre 2011 — et de ratisser large. Ainsi, les preppers interpellent aussi bien des paranoïaques théoriciens du complot que des urbains bourgeois-bohèmes, des populistes isolationnistes que des écologistes. Ils sensibilisent ceux qui voudraient simplement savoir quoi faire en cas de coupure d’eau ou d’électricité. Bref, en envisageant tous les scénarios possibles, ils ramènent le troupeau des brebis « matérialistes » vers le modèle de la prédestination calviniste séparant les élus (ou winners), reconnaissables à leur active vigilance, des damnés (ou losers), victimes de leur coupable frivolité. Durement concurrencées, les diverses Eglises s’irritent de ce phénomène, en arguant que l’entraînement matériel pour survivre dans le chaos ne peut valoir la démarche spirituelle pour le salut de l’âme.

A la différence des hippies et des survivalistes des années 1990, les preppers ne professent pas particulièrement le rejet d’un mode de vie, ou la défiance à l’égard d’un gouvernement suspecté de trahison en faveur des élites du prétendu nouvel ordre mondial. Ils se veulent de simples citoyens qui cherchent à s’informer utilement. Mais, si renouer avec des savoirs pratiques et entretenir sa cabane comme le philosophe Henry David Thoreau (1817-1862) relève d’une tradition qui mérite d’être revivifiée, on observe, parmi les contributions aux blogs preppers, la récurrence de deux thèmes qui vont bien au-delà : la fuite vers l’isolement et la défiance armée vis-à-vis des « non préparés », suspects car risquant de se muer en pillards.

Comment organiser son repli lors de l’effondrement général ?, se demande-t-on avec Joel Skousen, ancien pilote de chasse reconverti en politologue de la catastrophe et spécialiste de la « relocalisation stratégique ». Et quand il sera temps de quitter les grandes villes — surtout les plus dangereuses, infestées de « zombies-chômeurs » —, que mettre dans son bug out bag (« sac pour la grande panne ») ? Comment choisir un abri au cœur de la redoute américaine, riche en voisins chrétiens supposés moralement sûrs ? Comment tenir six mois dans une « résidence autonome durable », voire dans une canalisation en béton aménagée au fond du jardin ? Tel couple se vante d’y détenir déjà pour cinquante ans de vivres, et vingt-cinq mille munitions. Un autre intervenant explique comment il nourrit mille tilapias (poissons d’eau douce) dans sa piscine.

Pour la vie « post-apo », il faudra peut-être, se dit-on sérieusement, redevenir chasseur-cueilleur. Il faut, en tout état de cause, maintenir les savoirs nécessaires pour « reconstruire la civilisation » (tisser, soigner, recycler, avoir de l’eau pure, souder, etc.), sur le modèle des futurs explorateurs spatiaux. On s’interroge : de combien de chevaux et de vaches chaque famille aura-t-elle besoin ? Le fantasme de la fermeture communautaire, si bien décrit par Night Shyamalan dans son film The Village, en 2004, multiplie les adeptes… qui préfèrent sans doute les films cultes 2012, de Roland Emmerich, ou The Road, de John Hillcoat, qui ont l’avantage de ne pas faire réfléchir !

Le second thème favori des preppers s’en déduit : la peur d’autrui. Vous sont proposées des cartes des « activités terroristes suspectes » dans le monde et aux Etats-Unis, ainsi que des méthodes pour créer d’urgence votre lotissement-bunker et y organiser des tours de garde, en attendant de pied ferme les hordes de misérables qui ne tarderont pas à tenter de violer votre sanctuaire. Le consensus pragmatique du type « exercice d’alerte » finit par rejoindre une tradition d’anticipations cauchemardesques dont la contagion peut s’avérer aussi néfaste que ce qu’on prétend combattre.

Mais le délire de certains ne doit pas occulter le fait que la plupart demeurent des consommateurs aussi compulsifs que ceux qui vident les supermarchés à la veille des fêtes. En achetant des armes en prévision d’invasions, des produits de première nécessité ou des médicaments (les trois B : bullets, beans, band-aids — balles, haricots, pansements), ces clients éperdus remplacent un suréquipement par un autre. Leur idéal d’autosuffisance néopionnière se retrouve encombré par le marché en expansion d’un fatras d’objets. Le comble est peut-être l’avenir lyophilisé en palettes de « neuf mois pour quatre personnes », que les spécialistes du « stockage d’urgence » vendent comme des petits pains aux plus pessimistes.

Bien sûr, le bon prepper devra se débrouiller comme naguère le scout « toujours prêt » : il saura faire une lampe avec une pomme de terre, une serviette avec du tissu, une cuillère avec du carton, allumer un poêle sans allumettes, etc. Mais cela convoque encore le service rémunéré de télégéniques pédagogues des bois, et il s’agit toujours d’un « travail de consommateur » : faites vous-même votre savon, mais avec des ingrédients du commerce — borate, carbonate de soude et râpe à fromage, vendus au magasin général voisin.

L’attente du désastre et du secours évite de penser ce qui nous arrive maintenant. On trouve chez les preppers des constats sur la cupidité financière, mais leur représentation individualiste de l’autonomie et leur réflexe de fuite offrent peu de perspectives d’action socialisée et politique hors des cadres actuels du système. Pas plus que le capitaliste en quête forcenée de profit, le prepper n’envisage que la civilisation puisse corriger sa trajectoire. Que l’endettement insolvable prépare peut-être, malgré nous et par ruse de l’histoire, le passage à une société plus solidaire lui paraîtrait chose impensable. Noyé dans l’idéologie néodarwinienne de la lutte de tous contre tous, il ne saurait imaginer qu’une simple redistribution des richesses soit plus efficace que la relocalisation stratégique pour éviter les horreurs de la dépression. Bref, il refuse de se préparer... à la continuation du monde après le capitalisme.

Denis Duclos
Anthropologue, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). A dirigé l’ouvrage Pourquoi tardons-nous tant à devenir écologistes ?, L’Harmattan, Paris, 2007


http://www.monde-diplomatique.fr/2012/07/DUCLOS/47966
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Jon
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MessagePosté le: 19/12/2012, 15:26    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Pas mal du tout jambe... Une fois n'est pas coutume ... Ce monsieur aborde la question avec conscience ... Il adoucit certains clichés ...
Je crois que dans le fond, comme dit précedemment, la résilience que nous cherchons tous, n'a rien à voir avec le "survivalisme" et les "survivalistes"
des années 90 ... L'étiquette n'est pas bonne, mais il est trop tard pour rectifier le tir ...
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Ramite
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MessagePosté le: 19/12/2012, 19:25    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Si demeurer un survivaliste à long terme est une tendance asociale et égoïste, en passer temporairement par le survivalisme est nécessaire. C'est comme de faire un stage de secourisme : on peut ne jamais en avoir besoin, mais le jour où cela nous arrive, on retrouve tout de suite les réflexes, on évite la panique, voire on peut avoir des gestes cruciaux ou vitaux. C'est la même chose avec le survivalisme : l'avoir été nous permet d'avoir anticipé de telles situations, d'y avoir réfléchi, et ainsi de pouvoir détenir les bons réflexes au bon moment.
Aujourd'hui, j'ai peu de stocks chez moi, mais je connais de nombreux producteurs locaux chez qui me fournir à pied ou en vélo, avec lesquels échanger autrement qu'en monnaie si besoin, je sais où me procurer de l'eau, du bois pour le chauffage, etc, et j'ai également échangé à ce sujet avec de nombreux amis, dont je connais aujourd'hui les qualités et les connaissances spécialisées dans tel ou tel domaine, et eux connaissent les miennes. Le jour où les choses se gâtent dangereusement, j'aurais besoin de peu de temps pour me préparer, et de peu de choses ou d'argent. Et je saurais réagir vite.
La connaissance, le mental, c'est déjà au moins 50% de la préparation. Ensuite seulement viennent l'entrainement, les savoirs-faire, et les stocks de denrées et de matériel.
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Jon
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MessagePosté le: 19/12/2012, 21:09    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Je continue la conversation ici : http://transition.xooit.fr/t711-Ou-s-arr-te-et-commence-le-survivalisme.htm Wink
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porcinet
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MessagePosté le: 20/12/2012, 06:18    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

J'ai du mal avec cette notion de "survivre", on pourrait pas dire les "vivalistes" ?
Car leur but est de garder un minimum de confort et de sécurité, donc il ne s'agit en aucun cas de survie.
Les Somaliens survivent, les preppers stockent.
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Alter Egaux
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MessagePosté le: 20/12/2012, 07:49    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

postdave a écrit:
Clairement, le survivalisme est de droite, idéologie égoïste, individualiste court termiste.

La démarche clairement individualiste entraine effectivement une dérive sectaire, qui peut s'assimiler à une dérive idéologiquement positionnée à droite, voire à l'extrême droite : un zombie est "l'étranger". Mais un simple voisin peut lui aussi être un zombie.
postdave souligne le court termisme de la stratégie survivaliste. Je pense effectivement que c'est là que se trouve le point de rupture avec une démarche empathique et "humaine".

Prenons un exemple historique éprouvant les stratégies court, moyen et long termiste d'un groupe d'humains : la France et l'occupation. La survie dans un cadre de guerre a entrainé (à gauche comme à droite) la plupart des gens à collaborer avec l'ennemi (et occupant), probablement avec des points de vue court-termistes, quitte à plaire (et à épouser) à la face la plus noire de l'occupation (le nazisme et ses conséquences).
Mais cette stratégie court-termiste explose lorsque l'occupant se retire et est défait. Voire devient dangereuse pour le "collabo", qui a survécu avec plus d'opportunisme que bien d'autres.

Le risque pour un survivaliste aujourd'hui, c'est donc bien la dérive sectaire, voire la récupération par l'autorité dominante (et coercitive) qui "gèrera" la crise.
Les tireurs du dimanche sont fichés par la DCRI, leurs mouvements sont suivis. Pour aller vers leur récupération ?
Pour finir sniper anti révolutionnaire en Tunisie, en 2010-2011.

Enfin, assez peu de personnes réagissent avec humanité lors de crises. On peut se demander le type de réaction des survivalistes, alors que leur stratégie est clairement individualiste, et que ils vivent dans un monde assez surpeuplé, et généralement assez peu résilient et préparé à des ruptures franches, pour ne pas dire définitives (comme le Peak Oil).

Personnellement, mes contacts avec les survivalistes datent de 2005. 2 ans après, je créais une AMAP pour conjurer le sort. Mr. Green

Essentiel :
Citation:
On trouve chez les preppers des constats sur la cupidité financière, mais leur représentation individualiste de l’autonomie et leur réflexe de fuite offrent peu de perspectives d’action socialisée et politique hors des cadres actuels du système. Pas plus que le capitaliste en quête forcenée de profit, le prepper n’envisage que la civilisation puisse corriger sa trajectoire. Que l’endettement insolvable prépare peut-être, malgré nous et par ruse de l’histoire, le passage à une société plus solidaire lui paraîtrait chose impensable. Noyé dans l’idéologie néodarwinienne de la lutte de tous contre tous, il ne saurait imaginer qu’une simple redistribution des richesses soit plus efficace que la relocalisation stratégique pour éviter les horreurs de la dépression. Bref, il refuse de se préparer... à la continuation du monde après le capitalisme.


A ce sujet, j'ai souvent rencontré une grande déception des survivalistes (et autres tendances) à regarder le monde changer et se transformer (la Transition), plutôt qu'à craquer et s'effondrer.
Après tout, le Japon, après son tremblement de Terre, le Tsunami et l'accident de Fukushima, s'apprète à relancer ses centrales nucléaires. Que l'on soit pour ou contre la direction, le monde continue à tourner, malgré ses crises.
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Jon
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MessagePosté le: 20/12/2012, 21:25    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias Répondre en citant

Paris-Match passe a la vitesse supérieure, et affiche clairement sa position : Les survivalistes sont des fous dangereux armés.

Citation:
Les survivalistes attendent la fin du monde
Comme la mère du tueur de Newtown, ils appartiennent à l’Amérique surarmée qui, sous couvert du droit à se défendre, répand le commerce de la mort
De notre correspondant Olivier O’Mahony


http://www.parismatch.com/Journal/
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:26    Sujet du message: Le survivalisme dans les médias

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